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mercredi 27 juin 2012

Symbiotics NewsWatch #216, 26 June 2012


Jun. 25Making the Market a Force for Good
Many companies already understand the important role they play in supporting the wellbeing of communities, but what can be done to ensure social responsibility becomes a key part of corporate strategy?
Source: The Guardian
 
Jun. 25New Strategy to Minimize Confusion While Increasing Options in Microfinance
MFIs are evaluated with various social criteria. Though these criteria give MFIs new tools it can often confuse MFIs and investors.
Source: Microfinance Focus
 
Jun. 22Mali: Savings Groups Support Resiliency in the Sahel
Access to financial services for the rural poor provides an important tool that can help women and their families be resilient in the face of drought and conflict and respond to health shocks and other uncertainties.
Source: The Huffington Post
 
Jun. 21Fiji: New Loan Facility Allows for Funding of Business Equipment, Vehicles for SMEs
WESTPAC Bank yesterday launched a new loan facility for small and medium enterprises, allowing full funding of business equipment or motor vehicle purchases.
Source: The Fiji Times ONLINE
 
Jun. 20Who Is In Charge of MFIs?
“What was going on in those board rooms?” I doubt I am the only one asking myself that question as I watched microfinance developments over the past few years. It is difficult not to second-guess the decisions that MFI managers, boards and owners were making, especially since some of them seem to have missed the mark in striking the right balance between MFIs’ financial and mission bottom lines.
Source: CGAP
 
Jun. 20India: SKS Top Executives Take Steep Salary Cuts
Seventeen top executives of SKS Microfinance Ltd, including managing director and chief executive officer M.R. Rao and chief financial officer S. Dilli Raj, have taken pay cuts as the firm struggles to pare losses.
Source: Livemint
 
Jun. 19Africa: Sustainable Development Needs Innovative Financing and Private Sector Support
Innovative sources of finance and resources from the private sector are key to achieving sustainable development in Africa, African leaders and world experts said yesterday at the United Nations Conference on Sustainable Development, or Rio+20, in Rio de Janeiro.
Source: African Development Bank Group

Finance islamique : «Il n’est pas indiqué pour le Maroc de reproduire l’expérience d’un autre pays»


Youssef El Hazzouani
Consultant et auteur du livre : «Finance islamique,
fondements, mécanismes et apports»

Les Échos quotidien : Quels sont les enseignements que le Maroc doit tirer des expériences des pays ayant réussi le défi de la finance islamique, tels la Malaisie ?
Youssef El Hazzouani : 
L’introduction de la finance islamique a toujours obéi à des considérations locales et nationales des espaces géographiques et économiques en question. Cela a conféré à la finance islamique un caractère local, national et pluriel. Son évolution est caractérisée, à ce jour, par son incapacité à émerger sur le plan de la finance supranationale. De ce fait, il n’est pas indiqué au Maroc de reproduire une expérience d’un autre pays, puisque son système financier islamique obéit à la logique propre à son espace économique et cultuel d’origine. Pour certains pays, tels la Malaisie, les mobiles qui les ont conduits à accueillir cette finance ne sont pas forcément religieux. Ce sont surtout des considérations politiques qui ont poussé les autorités à utiliser les apports financiers de la finance islamique, pour soutenir la communauté musulmane dans le processus de développement du pays, largement dominé par la communauté chinoise. D’ailleurs, certaines études de marché menées par ce pays ont montré que les citoyens malais sont peu sensibles aux référents religieux dans le choix de leurs banques. La recherche d’un financement moins onéreux et plus accessible reste le mobile principal.
Quid des pays du Golfe ?Pour les pays du Golfe, leurs économies ont été dominées par les pétrodollars. Leurs systèmes financiers n’intègrent pas toutes les données d’une économie diversifiée et ouverte. D’une façon générale, la finance islamique a évolué jusqu’à présent dans des espaces qui ont des traditions anglo-saxonnes. Au vu de ces éléments, je ne peux qu’encourager la Maroc à engager une réflexion profonde, en s’appuyant sur son expertise nationale (Fiqh et finance) pour créer un cadre institutionnel, juridique, réglementaire et financier, à même de donner à la finance islamique une dimension opérationnelle et supranationale. Le Maroc comme l’Égypte sont les principaux laboratoires de recherche futurs pour la finance islamique. Je ne néglige pas les performances de la finance islamique dans les espaces que vous avez cités, mais je demeure convaincu que ces expériences restent limitées et ne doivent pas être présentées comme des modèles à présenter aux autres pays tel que le Maroc. Toutefois, nous devons œuvrer pour tirer profit des liquidités des pays amis pour financer notre croissance, qui nécessite d’énormes capitaux.
Peut-on dire que Dar Assafa, la filiale 100% d’Attijariwafa bank, qui commercialise des produits alternatifs, n’offre que des produits conventionnels islamisés ?Dar Assaffa a commercialisé des produits islamiques dans un cadre restreint. Ce sont surtout des produits destinés aux particuliers ou ayant un caractère plutôt commercial. Seul le produit Mourabaha peut mettre en évidence le caractère islamique de cette gamme, puisqu’il intègre le principe de partage des risques et des résultats, qui est l’apport essentiel de la finance slamique. Effectivement, les autres produits commercialisés peuvent induire en erreur certains clients, qui estiment que le taux de marge est équivalent au taux d’intérêt. Le particulier qui achète une voiture ou un logement ne peut pas faire la distinction entre les apports de la finance islamique et les contraintes de la finance conventionnelle en se limitant à la simple comparaison du coût.
Quelle est, alors, la différence entre la finance islamique et la finance conventionnelle ?La différence entre la FI et la FC peut paraître nette quand il s’agit de financer des activités qui peuvent générer une création de richesse (valeur ajoutée) et un résultat financier (gain ou perte). Le bailleur de fonds de la FI assume les pertes (cas de déficit), tandis que le bailleur de fonds de la FC continue à réclamer en sus du principal tous les intérêts normaux et de retards. L’investisseur sera confronté aux difficultés de remboursement, alors qu’il est censé ne pas disposer de fonds, c’est ce qui a justifié son recours à un bailleur de fonds. C’est un simple cas de figure, pour mettre en évidence certains apports de la finance islamique. Dar Assaffa ne commercialise pas un produit islamisé, mais ne peut ignorer les éléments de son environnement financier pour apprécier ses performances. À terme, elle sera en mesure de comparer ses performances à celles des autres banques islamiques de la place.
Est-ce qu’elle verra son modèle économique changé, une fois la nouvelle loi bancaire entrée en vigueur ?Par rapport à l’impact d’une nouvelle loi, je ne peux pas dire que Dar Assafa sera contrainte de changer les procédures liées aux produits qu’elle propose actuellement à sa clientèle. Cependant, le système de contrôle et de gestion de l’institution doit s’adapter aux normes de régulation qui seront imposés par la nouvelle loi.
Quel est l’impact de l’introduction de la finance islamique sur le marché bancaire conventionnel? Comment les banques de détail peuvent-elles sauvegarder leurs parts de marché ?La finance islamique est une jeune industrie. Elle a intérêt à cohabiter avec la finance conventionnelle, pour mieux planifier sa croissance et orienter ses innovations pour gagner le challenge qui lui est imposé par la FC et confirmer son statut de finance alternative. Certes, l’introduction des banques islamiques de détail peut gêner la banque conventionnelle, mais les perturbations pouvant être engendrées ne peuvent être que passagères. Le référent religieux ne doit pas être l’unique mobile de la clientèle d’une banque. La recherche d’une rentabilité meilleure a toujours guidé les déposants et les investisseurs. Il appartient à la FI de prouver qu’elle est en mesure de satisfaire aussi bien les déposants que les investisseurs. Que le meilleur gagne, mais dans un cadre rationnel, tout en œuvrant pour le bien-être collectif et l’efficience de l’économie globale.

Principales interdictions
La Chari'a édicte, à peine de nullité, des interdictions qui sont notamment les suivantes :
• L’intérêt («riba»).
• L’incertitude («gharar») : l’objet, le prix, l’identité des parties et les délais d’exécution doivent être définis au jour de la conclusion du contrat.
• La spéculation («maïsir») : l’accès au marché des produits dérivés est interdit aux investisseurs islamiques.
• L’enrichissement injuste ou l’exploitation déloyale. Toute transaction, tout investissement doit prévoir un partage des pertes et des profits selon une clé de répartition convenue à l’avance.
• Produits «haram» ou activités illicites, telles que le commerce
de l’alcool, l’armement ou les jeux de hasard.
• La thésaurisation : la Chari'a la déconseille, voire la condamne.
@lesechos.ma

mardi 26 juin 2012

Cinq millions de Marocains sont susceptibles de recourir au microcrédit


Mohamed Maarouf revient sur l’évolution du microcrédit au Maroc. Le secteur a connu une première crise il y a deux ans, dix ans après son lancement. Près d’un million de personnes, soit 15% des ménages sont bénéficiaires.


Mohamed Maarouf (DR)
Mohamed Maarouf (DR)
Econostrum.info : Plus de deux ans après la période de turbulences traversée par le secteur du microcrédit au Maroc, peut-on estimer que le secteur est sorti d'affaires? 

Mohamed Maarouf : En 2007, le secteur de la microfinance au Maroc s’est retrouvé confronté à la première grande crise de son histoire. Les raisons de cette crise sont quasi similaires à celles qui avaient donné lieu aux premières crises du microcrédit en Amérique latine. Elles sont liées à la croissance non maîtrisée du portefeuille des actifs, à l’absence d’instruments efficaces de gestion des risques et au dépassement des capacités institutionnelles de certaines institutions de microfinance (IMF). 
  
Fin 2009, le secteur affichait un encours de 4,8 Mds de MAD (environ 427 M€), en baisse de 16%, ainsi que 307 M de MAD de créances en souffrance, en hausse de 2%. Parallèlement, le nombre de bénéficiaires des prêts des associations de microcrédit a baissé de 1,2 million de clients à 916 861 en 2009. 
Aujourd’hui, la situation se stabilise progressivement. Mais on ne peut, pour autant, avancer que le secteur soit sorti d’affaire. Des mesures ont été prises pour assainir le portefeuille. Les IMF ont mis en place des plans de redressement. 

Désormais, elles échangent régulièrement des informations sur les impayés de leurs clients, afin de contrôler les crédits croisés. Une centrale des risques est même en cours d’installation. 

Néanmoins, l’impact a été très fort et les IMF se sont retrouvées en phase de décélération, après des années de croissance à deux chiffres. 

Econostrum.info : La baisse du nombre de bénéficiaires traduit-elle un essoufflement du marché? 

Mohamed Maarouf : La demande potentielle pour le microcrédit au Maroc est estimée à 5 millions de personnes. Cette baisse ne dénote pas un essoufflement de la demande, mais plutôt la volonté d’assainir les portefeuilles. 

Certaines études ont montré que le taux d’endettement croisé avait atteint des proportions alarmantes, jusque 40%. La crise des impayés a nécessité de ralentir momentanément l’activité, pour nettoyer les portefeuilles et éviter le risque de surendettement. 

Econostrum.info : Comment expliquer la réussite du microcrédit au Maroc, comparé aux autres pays de la région Mena? 

Mohamed Maarouf : Il y a d’abord l’existence d’une forte demande pour des produits de crédit appropriés aux besoins des micro-entrepreneurs longtemps écartés du système classique de financement. Ces populations sont souvent victimes des usuriers et généralement en situation de sous financement de leurs activités. 
  
Par ailleurs, l’Etat a joué un rôle majeur dans la mise en place d’un cadre juridique adéquat qui a permis un lancement et une évolution sereine du microcrédit dans le pays. Cette réussite s’explique par ailleurs par la vitalité d’une communauté de leaders sociaux, lesquels ont orienté et dirigé les associations avec beaucoup de conviction et d’ouverture pour la recherche des bonnes pratiques.


Christelle Marot, à CASABLANCA @ econostrum.info

Finance islamique Le Maroc franchit le pas avec le Fonds spécial Zakat

Dés 2013, le gouvernement marocain envisage d'introduire la finance islamique dans le système bancaire à travers le fonds Zakat. C’est ce qui a été annoncé la semaine dernière par Mohamed Najib Boulif, ministre marocain délégué chargé des affaires générales et de la gouvernance. D’après l’officiel marocain, ce fonds pourrait subir de nouveaux amendements avant d’être opérationnel. Pour rappel, un projet de loi sur la finance islamique est en cours d'élaboration et devra être livré prochainement au parlement pour approbation.
@lesafriques.com

«La loi sur les banques islamiques, en fin 2012»

Najib Boulif, ministre délégué auprès du chef du gouvernement, chargé des affaires générales et de la gouvernance affirme que le Maroc cherche, sérieusement, à améliorer son environnement des affaires, à travers un partenariat public-privé «très serré». Il explique, par la suite, la volonté de son département de permettre l’introduction des banques islamiques dans le marché.

Les Afriques : Quelles sont les conclusions à tirer du Forum «Doing Business in the Arab World» organisé le 29 mai à Casablanca ?

Najib Boulif : Le «Doing Business» est un événement très important. Cette année à Casablanca, l’événement nous permet de mettre en exergue l’expérience marocaine. Et particulièrement, notre expérience accumulée ces trois dernières années. Comparé aux autres pays arabe, le Maroc a réalisé des avancées dans le climat des affaires. En effet, l’essentiel de ce que nous faisons, on le réalise dans le cadre d’un partenariat public-privé très serré. Avec le nouveau gouvernement, il existe un rapprochement de plus en plus prolifique entre la CGEM et les acteurs gouvernementaux. Cette année on aurait souhaité la participation d’un nombre plus grand de pays, mais comme vous le savait, un bon nombre de pays arabes vivent, actuellement, dans l’instabilité. Présents avec nous, les pays du Golfe réalisent de bons résultats dans le «Doing Business». Mise à part ces pays, le Maroc et la Tunisie sont leaders dans la région arabe. Les deux pays exécutent des performances. Les 32 actions qui vont se faire en 2012 nous donneront de bons résultats par la suite.

LA : Est-ce qu’on peut considérer ce forum comme étant un rapprochement des pays arabe, particulièrement, les pays du Golfe pour permettre, justement, l’introduction des banques islamiques au Maroc ?

N.B. : Il faut dire que les banques islamiques sont sujettes à d’autres discussions. L’installation de ces banques est un centre-intérêt pour le gouvernement. On tient à l’appliquer. C’est une solution financière propre au Maroc au PJD. Le projet fait partie de notre programme électoral. En prenant en considération que le chef du gouvernement fait partie de PJD, je peux dire que nous tenons, toujours, à ce projet.

LA : Dans un contexte de crise, pensez- vous que les banques seront une solution ?


N.B. : Dans un contexte global, avec la crise européenne et le manque de liquidités au Maroc, je pense, effectivement, que la finance islamique peut être une alternative. Un point positif qui permettra d’augmenter le niveau de liquidités et d’injecter des milliards de dirhams. Généralement, c’est une occasion pour relancer l’investissement.

LA : Vous avez fixé des délais pour l’introduction de ces banques dans le marché marocain ?

N.B. : D’ici la fin de l’année 2012. Le texte de loi relatif aux banques islamiques sortira avant 2013. J’espère que les deux chambres du Parlement voteront cette loi. C’est un projet sur lequel on travaille, actuellement. Au cours de la session parlementaire d’octobre 2012 on sortira le projet pour le suffrage. Le parlement aura 3 mois pour admettre la mise en application de cette loi.
@lesafriques.com

Tunisie: La préparation d'un système législatif, régissant la finance islamique y compris l'Assurance solidaire,''Ettakaful''




M.Houcine Dimassi, ministre des Finances, a annoncé, lundi, à Hammamet, le démarrage de l'élaboration d'un système législatif global, régissant la finance islamique, y compris l'Assurance solidaire, "Ettakaful".

Ouvrant les travaux du 11ème colloque de Carthage sur « la capacité de l'industrie de l'assurance et de la réassurance arabe à faire face aux nouveaux et importants risques », M. Dimassi a estimé que la finance islamique a prouvé son efficacité, au moment où le système de la finance traditionnelle a connu une régression, notamment aux USA et à l'Europe, en raison des crédits souverains.

«La complémentarité et l'intégration des institutions d'assurance dans les pays arabes et africains, est devenue, aujourd'hui, une nécessité, et non un choix », a-t-il affirmé.

L'énormité des indemnisations payées par les compagnies d'assurance et le classement par les agences de notation, de la région arabe, dans le rang des pays "instables", ont influé sur les politiques des compagnies internationales de réassurance.

De fait, les réassureurs ont durci leurs positions en matière de tarification et de la nature des risques à couvrir, ce qui a placé le secteur de l'assurance arabe face à de nouveaux défis.

Le secrétaire général de l'Union arabe d'assurance, Abdelkhalek Raouf Khalil, a indiqué, de son côté, que « les pays arabes ont besoin de sociétés d'assurance fortes, à même de booster l'économie de la région ».

Il a, par ailleurs, insisté sur l'impératif de recourir davantage aux sociétés de réassurance arabes, au nombre de 16.
Lundi 25 Juin 2012 
© babnet.net

lundi 25 juin 2012

Tunisie : Lancement d’un mastère « Executive MBA en finance Islamique »


27 juin 2012 sera la date du lancement d’un mastère professionnel pour cadres co-signé « Executive MBA en finance Islamique » en partenariat avec le CAFI.
La principale caractéristique de ce mastère, qui constitue une première en Tunisie, est qu’il bénéficie des labels COFFIS(Conseil Français de la Finance Islamique), CIBAFI (General Council For Islamic Banks and Financial Institution) et COFIT(Conseil de la Finance Islamique de Tunisie) lui octroyant une dimension internationale.
Le cursus est conçu pour répondre aux besoins de professionnels ambitieux désireux de suivre une formation rigoureuse et de développer leurs compétences tout en menant leur carrière professionnelle.
Une conférence de presse aura lieu le mercredi 27 Juin à l’IACE pour présenter «Executive MBA en finance Islamique»

AfricanManager

Un responsable de la BID vante les opportunités de la finance islamique


La finance islamique est une opportunité non saisie en Afrique avec moins de 1% de part de marché y compris l’Afrique du nord, a indiqué, vendredi à Dakar, le directeur du bureau régional de la Banque islamique du développement (BID) à Dakar, Sidy Mouhmed Taleb. 



Un responsable de la BID vante les opportunités de la finance islamique

C’est une ’'opportunité pour intensifier la mobilisation des ressources, une voie supplémentaire pour le développement et de la diversification de l’offre financière dans l’UEMOA’’, a-t-il dit à l’ouverture d’un atelier de partage des résultats de l’étude sur la revue du cadre juridique et réglementaire régissant le système financier de sous-régional. 

Prévus sur deux jours, les travaux de cette rencontre sous-régionale entrent dans le cadre de la promotion de la finance islamique dans l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). 


La mobilisation de ressources d’épargne intérieure peut contribuer à ‘’l’amélioration de la bancarisation et l’accès au crédit épargne dormante importante chez des populations sensible à l’éthique des produits’’, a-t-il dit, soulignant que la finance islamique ‘’peut apporter des solutions basées sur la croyance et la foi’’. 

Le total des actifs de la finance islamique ont crû de 5 milliards de dollars de la fin des années 1980 à 1.2 trillions en 2011 de dollars, a indiqué le directeur du bureau régional de la BID. 

Selon lui, ‘’la finance islamique favorise l’entreprenariat’’. Il a donné l’exemple de la Turquie où les actifs des banques islamiques sont adossés à 80-85% à des activités productives, tandis que ceux des banques conventionnelles sont de 40%. 

Il a également vanté le système comme ‘’un modèle de financement participatif dans lequel le bailleur de fonds et le partenaire commercial partagent le résultat ex-post des risque et des récompenses’’. 

La finance islamique ‘’existe bien dans la Zone UEMOA puisque nous avons deux banques qui évoluent au Sénégal et au Niger depuis les années 80,’’, a dit de son côté Oulimata Diop, directrice de la monnaie et du crédit au ministère de l’Economie et des Finances. 

Toutefois, ‘’il faut dire que ces institutions financières et la finance islamique n’occupent qu’une part très minime’’ dans le système bancaire, a-t-elle ajouté. 

‘’Ca représente moins de 1% des actifs des banques, donc c’est une part très faible aujourd’hui. C’est la raison pour la quelle, nous avions pensé, en 2007, compte tenu des opportunités qu’offre la finance islamique dans le monde, de mettre en place un projet de développement et de promotion de la banque islamique’’, a expliqué Oulimata Diop. 

La rencontre de Dakar va se pencher sur les dispositions entravant l’exercice d’activités financières islamiques recensées au niveau des textes réglementaires régissant les banques et institutions de micro-finance. 

Il s’agit aussi de revisiter les normes prudentielles applicables aux banques et institutions de micro-finances susceptibles de constituer un frein au développement de la finance islamique, etc. 


SOURCE:FAC/OID/AD

mercredi 20 juin 2012

Symbiotics NewsWatch #215, 19 June 2012


Jun. 19Nigeria: Fortis Microfinance Bank to list on NSE
The financial services sector of the Nigerian Stock Exchange (NSE) will tomorrow host a new entrant - Fortis Microfinance Bank plc – which is prosecuting a three year strategic growth plan, commencing with a capital raising exercise that will pool in about N7 billion fresh funds to the organisation.
Source: Business Day
 
Jun. 18From Protection to Inclusion: Making the Shift to Cashless Payments Meaningful
There is a growing shift away from cash payments to electronic platforms, and yet there is a long way to go to sequence to accounts that are used by unbanked beneficiaries for their household’s financial needs.
Source: CGAP Technology Blog
 
Jun. 18India: Investors Want MFIs to Deliver on Social Goals
Commitment to the poor and client protection are no longer mere moral obligations for microfinance institutions (MFIs), but official objectives they must meet. Investors across the globe have conveyed the message to MFIs in strong words and some even want legal agreements to ensure these firms meet their social objectives and implement fair corporate governance practices in letter and spirit.
Source: Livemint
 
Jun. 15G20 Summit’s Commitment to Action Will Help Promote Financial Inclusion
Amid the chronic chasm between the world’s wealthy and its excluded, almost half of the adult population worldwide – an estimated 2.5 billion people – lack access to basic financial services. The global economic crisis has intensified the plight of the financially excluded, preventing even more of the world’s poor from gaining a foothold on an important ladder out of poverty.
Source: World Bank
 
Jun. 13Africa: Banking on Africa’s poor
Vast distances, high costs and unstable incomes.Those are just some of the challenges faced by millions of Africa’s poorest trying to access financial services in rural communities in Sub-Saharan Africa.
Source: Global Post
 
Jun. 12Sri Lanka: Micro Credit vs. Micro Grants
Development workers have debated for ever and a day on whether the best method of alleviating the poverty of the absolutely poor and landless is micro credit or a once and for all micro grant.
Source: Daily FT

mardi 19 juin 2012

FINANCE ISLAMIQUE: UN GISEMENT INEXPLOITÉ


  • SELON UNE ENQUÊTE DE L’IFAAS, LA PLUPART DES MAROCAINS SONT INTÉRESSÉS
  • L’OFFRE NE SUIT PAS ENCORE LA DEMANDE

Finance islamique: Un gisement inexploité
Source: IFAAS
La quasi-totalité (94%) de la population marocaine serait intéressée par la finance islamique, selon l’enquête de l’IFAAS sur son potentiel au Maroc 






La totalité ou presque (94%) de la population marocaine serait intéressée par la finance islamique. C’est, en substance, le principal constat que fait l’Islamic Finance Advisory & Assurance Services (IFAAS) dans son enquête(1) sur la finance islamique au Maroc. Selon  Boubkeur Ajdir, directeur de projets au sein de l’IFAAS, «ce chiffre montre tout le potentiel d’épargne qui échappe totalement au circuit bancaire traditionnel souvent pour des raisons de convictions éthiques et religieuses». Dans ce total, 70% des personnes sondées seraient attirées par des produits d’épargne et de placement. 88% d’entre elles seraient intéressées par les produits de financement conformes à la Charia. Selon Ajdir, «la prédisposition à souscrire aux produits islamiques pourrait être rapide si certaines conditions sont réunies». Il fait à la fois allusion à la tarification, la compétitivité, l’authenticité et la transparente de l’offre de produits islamiques et aussi à l’innovation en termes de marketing et de commercialisation. «L’innovation doit donc être au centre des préoccupations des banques afin de concevoir les produits adéquats répondant aux besoins de la clientèle et contribuant à la croissance économique du pays», prévient Ajdir.
L’introduction de la finance islamique ne manquera pas de rehausser le taux de bancarisation. Et pour cause, «nous sommes, a priori, d’avantages face à un marché de l’offre qu’à un marché de la demande», souligne le directeur. En gros, la demande est présente mais l’offre se fait toujours attendre. «Les financiers devront identifier les bons pools d’actifs sous-jacents qui offriront une performance intéressante et qui se marieront avec les critères de montant et de  durée d’immobilisation des dépôts de la clientèle», préconise-t-il.
Ceci dit, IFAAS promet un bel avenir pour le Maroc au niveau de la région dans ce secteur. «La place de Casablanca a de grandes chances pour jouer un rôle de leader sur le continent africain», estime le directeur. En attendant, le Maroc est à la traîne. Comparé à d’autres pays du pourtour méditerranéen (Egypte et Turquie), l’encours des produits islamiques ne représente que 0,1% dans l’actif bancaire (à fin 2010), contre 4,9% en Egypte et 4,3% en Turquie. 
Par ailleurs, l’étude met en avant la prédisposition du consommateur à souscrire à ces produits «Charia compliant» en termes de prix, de capacité d’épargne régulière, de sensibilité aux aspects liés à la conformité religieuse.

B. Z. avec M. A. B. @ leconomiste
(1) Enquête menée auprès d’une population de Marocains qui ont répondu à pas moins de 50 questions ayant trait à leur perception de la finance islamique

vendredi 15 juin 2012

Frankfurt School E-learning course: "Certified Expert in Microfinan​ce"

Frankfurt School of Finance & Management has opened registration for its well-established LinkEd e-learning course
"Certified Expert in Microfinance". The course will start September 3, 2012.
The 6-month certification course is designed to be a part time training, offering you the flexibility to follow your own schedule and the ability to combine daily work with your professional development! The high quality content will help you to immediately improve your daily job performance as well as the performance of your institution.
The course offers:
Eight modules incl. self-assessment tests, video lectures, exercises and case studies. The final module is an elective, non-mandatory module.
A discussion forum and discussion events throughout the course period, giving you a chance to discuss and exchange experiences with the Frankfurt School team and your study peers from around the globe.
Possibilities to achieve a Frankfurt School certificate by taking a final exam.
Final examinations will be held in selected venues all over the the world. Visit our website for a list of exam locations.
Possibility to join the course without taking the final exam, receiving an confirmation of course participation.
Course content:
Module 1: Microfinance – International Trends and Best Practice
Module 2: Managing Micro Credits
Module 3: Managing Micro Savings and Micro Insurance
Module 4: Risk Management
Module 5: Marketing and Sales
Module 6: Financial and Social Performance Management
Module 7: Management of Human Resources
Module 8: Elective Session (choose between "Financial Services for Youth" and "Agricultural Lending")
Interested? Register now at www.linked.fs.de

mercredi 13 juin 2012

Symbiotics NewsWatch #214, 12 June 2012


Jun. 11Kyrgyzstan: Could Microfinance Bubble Burst?
Kyrgyzstan’s poor and largely rural population, along with its lax regulatory environment, enabled a boom in small loans in recent years. A microfinance institution (MFI) can be founded with only 100,000 Kyrgyz soms ($2,175) in capital, and staff need no expertise in microfinance, let alone banking.With so little data and a dearth of transparency, a crisis somewhat analogous to the US subprime mortgage meltdown of 2008 -- where the riskiest loans at the fringes of the market ended up sinking the entire economy -- is not difficult to picture.
Source: Eurasia Net
 
Jun. 10Frontier Investment Unveils Rs. 400cr Fund
Frontier Investments Group, which is an investment arm of global microfinance and investment firm Accion International, is all set to launch its first fund of about Rs. 400cr ($74 million) mainly focused on emerging economies but targeting India as its priority market.
Source: NBM Media
 
Jun. 07New Research Shows $650 Billion Potential for Sustainable and Impact Investing
Calvert Foundation launches "Gateways to Impact" report that indicates 72% of financial advisors express interest in offering impact investing opportunity to clients.
Source: PR Web
 
Jun. 06SEEP Brings out Report on Perspectives of MFA Leaders 
The Small Enterprise Education and Promotion Network (SEEP) has come out with the ‘Market Outlook 2012: Perspectives on Microfinance Association Leaders’ as a platform for microfinance association leaders to share their perceptions of the most important priorities, threats, and risks for the microfinance sector in various countries worldwide.
Source: Microfinance Focus
 
Jun. 06Mexico: IFC Launches First Financial Service for Suppliers to Shops Comercial Mexicana in Order to Broaden Financing to PYMES
International Finance Corporation (IFC), an institution the World Bank Group that supports the private sector, launched its first financial service providers with self-service and supermarket chain Comercial Shops Mexicana (TCM). This service will allow TCM providers access to $ 100 million.
Source: IFC
 
Jun. 06The Microinsurance Revolution
For the poor, insurance is a safety net, and a springboard for the future. Six years ago David Patient felt his immune system slipping. He had been H.I.V.-positive for a long time, but now he made two decisions: He started on antiretroviral medicines to protect himself, and he began trying to buy life insurance to provide for his partner.
Source: The New York Times

lundi 11 juin 2012

Finance islamique : Le Maroc peut s'inspirer des banques bahreïnies


Abdelmajid Benjelloun1

L’application effective du système bancaire islamique au Maroc est prévue pour la fin de l’année 2012. La loi bancaire actuelle ne permet pas d’appliquer les principes de la finance islamique ; ainsi elle sera amendée et une nouvelle loi bancaire plus adaptée verra le jour.
A moins que l’épargne publique ou privée ne provienne d’une autre banque islamique, il faut s’assurer qu’elle n’est pas alimentée par des activités illicites.
Tous les produits islamiques qui seront mis en place au Maroc devront respecter les principes de la charia.
Abdelmajid Benjelloun, ancien Directeur général de la Banque islamique de Guinée, nous renseigne sur les dessous de la finance islamique.
- Finances news hebdo : Une loi relative à la finance islamique verra prochainement le jour. En tant que spécialiste, quels sont à votre avis  les mécanismes qui devront être mis en place par les pouvoirs publics pour que la finance islamique s’adapte à la réalité marocaine ?
- Abdelmajid Benjelloun : Il est prévu en effet que la loi bancaire du Maroc soit amendée, ceci de préférence,  à mon avis, pour la mise en place d'une loi adaptée traitant  exclusivement des produits bancaires islamiques.  Une loi à même de tenir compte des spécificités des produits d'épargne et de financements islamiques sachant qu'il ne peut y avoir dans un même pays deux lois bancaires distinctes. De même que les produits  islamiques d'épargne et de crédits  qui seront mis en place au Maroc par rapport à ceux qui sont opérationnels dans d'autres pays, qu’ils soient musulmans, non musulmans  ou laïques, ne devront pas être différents sur le plan de leur objet et de leur fond.
L’ensemble des produits islamiques qui seront mis en place au Maroc, comme ailleurs, devront respecter les principes de la charia  pour répondre réellement aux besoins et aux attentes spécifiques de la clientèle potentielle concernée et/ou intéressée, constituée essentiellement  de croyants musulmans et, dans une faible mesure, de non musulmans ou laïques surtout étrangers.
- F. N. H. : Plusieurs pays nous devancent en la matière et disposent aujourd’hui d’une vraie finance islamique. Quel est le modèle qui vous paraît le plus plausible et duquel pourrait s’inspirer le Maroc ?
- A. B. : Le meilleur modèle, sur tous les plans est,  à mon avis, celui  qui a inspiré  les pays du Golfe et notamment les banques de Bahreïn et de Dubaï. Toujours dans la région MENA, on peut citer celui de la «SID», Société Islamique de Développement du secteur privé qui est une filiale de la  Banque Islamique du Développement, «BID» à Djedda, en Arabie Saoudite, qui est pour sa part un des  bailleurs de fonds  importants de notre pays, notamment en matière d'infrastructures et dont le Maroc, ne l'oublions pas, est membre fondateur. La BID étant la maison mère de la Banque islamique de la Guinée Conakry que j'ai été amené à restructurer sur tous les plans.
- F. N. H. : Pour bon nombre de citoyens  l'origine de  l'épargne pose problème sachant que sa collecte se fait  surtout  à l'international. Comment peut-on s'assurer que la provenance des fonds octroyés ou  collectés est licite ?
- A. B. : À ma connaissance, la charia autorise que le capital de la banque islamique à constituer ou à augmenter ne soit pas soumis à restriction, ou exclu en matière d'apport en capital,  si son origine n'est pas identifiable ou ne peut être déterminée. Cela à l'inverse de l'épargne publique et/ou privée devant être collectée, qui,  à moins qu'elle ne provienne d'une autre banque islamique, doit obligatoirement permettre de s'assurer à l'avance qu'elle ne provient pas d'activités formellement déclarées illicites par la Charia. Ce rôle est joué essentiellement par les Conseils de surveillance de chaque banque islamique où siègent,  en tant qu’administrateurs, un ou deux Oulémas spécialisés en la matière.
- F. N. H. : Quelles sont les différentes difficultés auxquelles pourrait se heurter le Maroc, dans un premier temps, une fois la finance islamique adoptée ?
- A. B. : Il ne faut pas attendre l'adoption de l'amendement de la loi bancaire prévue avant fin 2012 pour entrevoir des difficultés quelconques pouvant éventuellement se présenter et qui ne sont, pour la plupart, que  des appréhensions non fondées.
Le démarrage du système bancaire islamique dans notre pays doit être suffisamment bien préparé à l'avance, et ce le plus rapidement possible tant sur le plan de la formation  spécialisée des cadres bancaires,  qui devront  assurer son lancement, que de celui  de l'information du grand public dans notre pays.
- F. N. H. : Dans le même sillage, dans certains pays du Maghreb, on assiste à une forte demande de formations en finance islamique à distance. Ne pensez-vous qu’il est de l’intérêt du Maroc d’adopter cette initiative pour la concrétisation de l’essor tellement attendu de la finance islamique ?
- A. B. : Pourquoi pas ?  À mon avis, le  plus  urgent et le plus important est d'accélérer  la formation des cadres spécialisés en la matière  et  d'utiliser très largement les divers médias pour informer le grand public de l’existence de ces produits innovants et attendus qui répondent à des besoins que les produits conventionnels ne peuvent satisfaire, tout en respectant  la charia,  ceci :
• par la formation rapide des cadres dirigeants spécialisés en épargne et finance islamiques ;
• ensuite par la communication interne et externe sur les produits islamiques et plus précisément sur ceux qui sont différents ou innovants par rapport aux  produits conventionnels ;
• enfin, par une politique d'accompagnement volontariste de vulgarisation à travers les divers médias et des séminaires de formation et d'information  qui devront être organisés conjointement et ou séparément par  Bank Al-Maghrib, le GPBM et les banques.
En effet, les banques  conventionnelles marocaines ont grand besoin de ces dispositions pour augmenter leurs liquidités, notamment  par la domiciliation des avoirs et fonds privés et ou souverains des pays du Golfe et pour booster davantage la bancarisation du pays et sa réindustrialisation.  Ces liquidités vont également permettre de financer plus aisément les PME, en vue de répondre  progressivement  et le plus rapidement possible à la problématique de l'emploi des jeunes, défi majeur à relever par le Maroc.
- F. N. H. : Les produits islamiques restent relativement chers par rapport à ceux conventionnels. Pourquoi à votre avis ?
- A. B. : La superposition de taxes (TVA) et de droits d'enregistrement successifs, tant en aval qu'en amont, renchérissait auparavant  les coûts des financement  dits alternatifs, ceci avant que la Loi de Finances les ait alignés sur les dispositions fiscales appliquées aux produits conventionnels. Ce n'est en principe plus le cas  actuellement, à moins qu’il n’existe une volonté manifeste de s'approprier, pour des raisons purement mercantiles, des marges plus confortables qui auraient été constatées  chez quelques banques  encore réticentes et qui auraient pour effet de rendre les produits de financement islamiques non concurrentiels.  Cela ne serait pas civique de leur part.
- F. N. H. : Pourquoi certaines banques marocaines en majorité à capital étranger, du reste peu nombreuses, seraient plus réticentes à la promotion des financements alternatifs et ce  particulièrement  depuis 2011 où il a été observé  un fléchissement des encours de ces financements par rapport à 2010. D'autant plus que BAM les a limités dans un premier temps  à 3 produits seulement.
- A. B. : Normalement, les banques marocaines à capital majoritairement étranger installées dans notre pays devaient s'aligner sur leurs maisons mères, notamment de France, et qui ont  pour la plupart  pris  les devants en créant depuis plus d'une décennie, voire deux dans d'autres pays occidentaux, des guichets à vocation islamique collectant à la fois de l'épargne islamique substantielle (notamment des  avoirs et fonds islamiques privés et ou souverains en pétrodollars en provenance des Pays du Golfe).  Elles distribuent parallèlement  des financements islamiques dits  alternatifs sous différentes formes, car il ne peut exister de financements islamiques sans épargne islamique.
Ceci étant, il n'est jamais trop tard pour que toutes les banques marocaines à capital majoritairement étranger et ou marocain   sans  aucune  exception, rattrapent rapidement leur retard  en la matière, maintenant qu’elles ont plus de visibilité. Car il y va  de leur position dans le système bancaire marocain dans les années à venir, d'autant plus que la  plupart des banques qui le composent commencent à connaître un resserrement relatif en matière de liquidités qui pourrait freiner, en particulier, le financement  des PME créatrices d'emplois.
- F. N. H. : Quelles seraient à votre avis les structures  à mettre en place,   au plan stratégique, pour une implantation  efficace du système de la banque islamique au Maroc ?
- A. B. : D’après mon expérience, j'opterais pour la filialisation des  activités de la banque  islamique, pour toutes  les banques conventionnelles existantes ou devant s'installer, sans aucune exception. Ceci de préférence par la création de simples guichets ou agences à vocation  islamique collectant à la fois de l'épargne et distribuant parallèlement des financements islamiques afin d'éviter tout doute et toute ambiguïté.  Quant à l'origine purement islamique de l'épargne devant nourrir ces financements, il faut éviter tout amalgame en la matière  qui pourrait se produire bloquant  voire décourageant le développement rapide des produits innovants respectant la Charia et destinés à satisfaire des besoins spécifiques que les produits de financement conventionnels ne peuvent faire, et ce au profit d'une large partie non bancarisée de notre population formée en quasi-totalité de Musulmans.
J’opterais également,  et ce sans tergiverser davantage sur le sujet, à autoriser  l'installation rapide  de banques islamiques  indépendantes des banques conventionnelles  déjà installées. C’est à cette condition que ces dernières domicilieront leurs avoirs  substantiels en pétrodollards et pourront ainsi  financer plus aisément le développement économique et social, l'équipement en  infrastructures tout en répondant également aux attentes  religieuses de la population.

Propos recueillis par S. Es-siari @ financenews

Finance islamique : La loi bancaire amendée verra le jour d'ici fin juin


Une nouvelle loi bancaire plus adaptée aux principes de la finance islamique verra bientôt le jour d'ici fin juin.
Une finance islamique qui repose sur d’autres principes que ceux de la charia n’en est pas une.
La formation des cadres et la sensibilisation des citoyens aux spécificités de ces produits innovants s’impose.
L’application effective du système bancaire islamique au Maroc est prévue pour la fin de l’année 2012. La loi bancaire actuelle, telle qu’elle est appliquable, ne permet pas d’adopter les principes de la finance islamique ; ainsi, elle sera amendée et une nouvelle loi bancaire plus adaptée verra le jour d'ici fin juin.
L’actuel gouvernement aurait souhaité un texte dédié à la finance islamique, mais la Banque centrale a souhaité un seul texte qui regroupe et les produits conventionnels et les produits islamiques. «Dans le présent projet, un chapitre est consacré à la finance islamique. C’est plus simple et plus pratique que de se retrouver avec deux lois qui pourraient parfois comprendre les mêmes articles», nous confie une source proche du dossier. Au moment où nous mettions sous presse une réunion de BAM avec le ministère des Finances s’est tenue mardi. L’objectif était de finaliser le projet de la loi bancaire. «Aujourd’hui, le projet est finalisé et sa sortie est prévue pour la fin du mois en cours», annonce la même source. Ledit projet sera soumis par la suite au Secrétariat Général du Gouvernement pour approbation.
Au cours des derniers mois, la finance islamique avait fait couler beaucoup d’encre et la presse en avait fait ses choux gras. D’aucuns lient cette actualité à la montée au pouvoir du parti de la Justice et du Développement. D’autres, plus réservés, considèrent que l’idée ne date pas d’aujourd’hui et que vu l’hostilité du contexte, il est opportun de passer à l’étape de la concrétisation. La crise qui a secoué le monde entier en 2007 a mis en exergue les limites de la finance conventionnelle. En revanche, la finance islamique, après des débuts très timides dans les années 1990, brasse aujourd’hui des milliers de milliards de dollars. L’unanimité est de mise concernant la promesse d’un futur brillant de la finance islamique en raison d’une démographie favorable et de l’augmentation des revenus des communautés musulmanes.
Au Maroc, l’histoire de la finance islamique a commencé en 2007. Les produits Ijara, Mourabaha et Moucharaka avaient vu le jour; malheureusement, ils n’ont pas connu un véritable engouement et, au final, ont affiché des résultats très mitigés. Des banques et des sociétés de financement ont introduit ces produits dans leurs circuits afin d’attirer une nouvelle clientèle qui croit dur comme fer aux valeurs de l’Islam. Elles les ont inscrits dans leurs stratégies commerciales et en ont fait des produits phares. Des produits qui, comme expliqué ci-dessus, n’ont pas retenu tout l’intérêt escompté. Selon les dires des professionnels, un seul de ces produits a suscité un réel intérêt chez les citoyens : il s’agit de la Mourabaha.
Sans s’étendre sur les raisons de l’échec des produits islamiques (voir www.financenewspress.ma), il serait plus intéressant de s’arrêter sur le modèle à partir duquel le Maroc pourrait s’inspirer en vue de faire aboutir la finance islamique dans un pays ayant ses propres caractéristiques.
Les experts en la matière n’y vont pas par quatre chemins : ils considèrent que la finance islamique repose sur les principes de la Charia.
Les Musulmans marocains restent encore sur leur faim. Nombre d’entre eux considèrent que la finance islamique, telle qu’elle est conçue, n’est pas ce qu’elle prétend être. D’après eux, les formules islamiques ne sont que des formules classiques plus ou moins maquillées. Ils n’arrivent pas à admettre un bénéfice autre que l’intérêt pour une entreprise qui commercialise des emprunts.

Les secrets de la finance
islamique

Pour A. Benjelloun, ancien Directeur général de la Banque Islamique de Guinée, le meilleur modèle à tous points de vue est celui qui a inspiré les banques de Bahreïn. Il cite également celui de la BID à Djeddah, en Arabie Saoudite.

Depuis 2010, 27 banques islamiques gèrent à Bahreïn 25,8 Mds de dollars d’actifs, soit treize fois plus qu’en 2000. Une banque est définie comme étant islamique si plus de 20% de ses actifs sont conformes aux principes de la charia. Ces investissements représentent 11% du total des actifs placés dans les 412 institutions financières recensées dans le petit Royaume.

D’après A. Benjelloun, dans ces pays, la finance islamique n’est pas simplement un système financier, mais elle fait partie d’un système complet basé sur les valeurs sociales qui cherche à améliorer la prospérité générale d’une société.
Tout cela laisse supposer que l’adoption d’une finance islamique conforme aux principes de la Charia n’est pas une mince affaire. Le Maroc pourrait s’inspirer des meilleurs modèles tout en prenant en considèration les spécificités de notre économie.
Origine des fonds
La question fondamentale qui se pose est : du moment que la collecte de l’épargne se fait à l’international, comment pouvons-nous nous assurer que l’origine des fonds octroyés est halal ?
«Ce rôle est joué essentiellement par les Conseils de surveillance de chaque banque islamique où siègent, en tant qu’administrateurs, un ou deux Oulémas spécialisés en la matière».
En effet, la finance islamique repose sur deux principes fondamentaux : l’interdiction absolue d’appliquer des intérêts aux transactions financières et l’application de normes éthiques exigeantes, tant de la part des créanciers que des emprunteurs. Toutefois, si la finance islamique interdit d’appliquer les intérêts, elle n’interdit pas de réaliser des profits. Ces derniers proviennent des différentes dispositions qui combinent finance et entreprise. Elle diffère du système dominant fondé sur des prêts avec intérêt dans lequel les risques sont transférés au créancier mais qui, en temps de crise, sont collectivisés.
L’autre principe fondamental est le respect strict des exigences éthiques. Dès lors, il y a moins de problèmes liés à l’aléa moral (le risque engendré par le comportement humain) dans les banques islamiques. L’aléa moral existe dans tous les systèmes au moyen desquels l’Etat prend en charge, en dernier recours, les risques pris par les citoyens à titre privé. Ces deux principes ont été analysés dans un article sur la finance islamique publié par le Cercle Les Echos.
Ce sont ces principes qui ont épargné les banques islamiques de la tourmente financière. Dans un article sur les arcanes de la finance islamique, Lachemi Siagh, président de l'Institut algérien des hautes études financières a montré, à l’aide de références incontestables, les raisons de la réussite de la finance islamique, du fait que «les gestionnaires des banques islamiques sont soumis à un système de double gouvernance : celle du Conseil d’administration et celle de la Charia».

Par S. Es-siari @ financenews
La formation, un préalable
Il ne faut pas attendre l'entrée en vigueur de la nouvelle loi bancaire pour entrevoir des difficultés quelconques pouvant éventuellement se présenter. Le démarrage du système bancaire islamique dans notre pays doit être suffisamment bien préparé et  le plus rapidement possible.  Il faut s’atteler à la formation  spécialisée des cadres bancaires et à l'information du grand public de l’existence de ces produits innovants et attendus qui répondent à des besoins que les produits conventionnels ne peuvent satisfaire, tout en respectant les principes de la Charia.
Certaines banques marocaines se sont déjà attelées à la formation de leurs cadres afin de proposer à leur clientèle les produits de la finance islamique. Mais la tendance est timide

vendredi 8 juin 2012

Symbiotics NewsWatch #213, 05 June 2012


Jun. 05Sowing Sustainable Finance: Making Rural Inclusion a Priority
We have made a lot of progress toward financial inclusion, especially when it comes to cities. Walk into most major cities in low-income countries, and you will probably find outlets of banks and microfinance institutions that lend to virtually all who qualify as economically active with a viable business model and of credible character.But that is only 28 percent of the story.
Source: Center for Financial Inclusion Blog
 
Jun. 01Russia: SME funding - Building a New Russia
Many of Russia's fastest growing companies, from supermarkets to rail freight operators, have been set up in the past decade. But despite this, finding the capital to grow remains a challenge.
Source: Wermuth Asset Management
 
Jun.01Invest Africa Launches the First Micro Credit Venture Capital Platform Dedicated to the African Continent 
Invest Africa recently launched a micro-investment platform dedicated to helping micro and small enterprises (MSEs) in Africa get the funding they need to grow and fight poverty in their communities.
Source: allAfrica
 
May 30Fairtrade Makes Long-Term Loans a Reality
Fairtrade is launching a new fund which will meet producers’ demand for long term loans. The Fairtrade Access Fund will launch in Latin America later in the year and expand into Africa and Asia in a second phase.
Source: Fairtrade Africa
 
May 30Bangladesh: Microcredit Can Reduce Poverty by 20 per cent in Six Years
Microcredit can reduce poverty by 20 per cent within next 5-6 years if there is no big natural calamity in the country, microcredit operators said Tuesday.
Source: The Financial Express
 
May 28Sub-Saharan Fund Attains USD 50 m Mark for Its 2nd Anniversary 
The Regional MSME Investment Fund for Sub-Saharan Africa (REGMIFA) has successfully attained the USD 50 million mark reaching more than 112,000 borrowers, 91% of which micro-, small and medium enterprises (MSMEs).
Source: Peoples Daily