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lundi 31 octobre 2011

De nouvelles normes de mesure de la responsabilité sociale


Numéro spécial économie sociale | LE MONDE ECONOMIE | 31.10.11 | 16h02

La microfinance a été conçue comme un outil de développement tout en restant ancrée dans le secteur marchand, ce qui brouille les distinctions traditionnellement établies entre le politique et l'économique, le public et le privé, le commercial et le social.

Malgré une grande diversité d'approches, d'organisations et de pratiques, le secteur est cimenté par des normes partagées, qui ont avant tout été financières, afin depérenniser les systèmes et de soutenir leur croissance.
Elles ont favorisé un modèle commercial, privilégiant les sociétés anonymes par rapport aux organisations de l'économie sociale (ONG, mutuelles, coopératives, associations villageoises, etc.). Dans le sillage des accords de Bâle pour la stabilité financière, la microfinance a été soumise à un contrôle, dit "prudentiel", essentiel pour la sécurité des économies des petits épargnants mais qui a poussé les institutions de microfinance (IMF) à mettre en avant leur rentabilité et à se montrerplus frileuses dans leurs politiques de prêt.
De tels standards ont parfois ouvert la voie à des dérives, telles que des pratiques agressives de recouvrement, des taux exorbitants, ou des crises de surendettement, comme en Inde ou au Nicaragua.
Ces situations restent localisées mais nombre d'institutions tendent à se détournerde leurs publics prioritaires ou à délaisser les services qui avaient fait leur spécificité. Les scandales qui éclatent à propos des pratiques de certains opérateurs mettent aujourd'hui en péril la réputation du secteur.
En réaction, on voit se développer un nouveau pan de normes qui viennentencadrer les pratiques en fonction de considérations sociales. Ainsi, des méthodes innovantes permettent d'évaluer, avec un nombre réduit d'indicateurs, la pauvreté des personnes pour vérifier à qui s'adresse réellement la microfinance.
Des audits et ratings sociaux vérifient que les pratiques des IMF sont en accord avec les objectifs qu'elles affichent. Des mécanismes de responsabilité sociale sont de plus en plus diffusés, sous la forme de principes de protection des clients, de codes éthiques ou de pratiques de protection de l'environnement.
On constate, enfin, un retour en force des études d'impact qui vérifient l'effectivité de ces interventions.
PLATEFORME MIX, RÉFÉRENCE POUR LA TRANSPARENCE
Signe de cette montée en puissance, la plateforme MIX, référence pour la transparence du secteur, publie depuis 2009 des indicateurs sociaux aux côtés des données financières pour les IMF.
Depuis peu, les financeurs du secteur cherchent aussi à réguler leurs pratiques : principes de l'investissement responsable en microfinance élaborés avec les Nations unies, audits sociaux, normes de transparence "environnement, social, gouvernance" (ESG), etc.
De plus en plus d'investisseurs éthiques, comme Oikocredit ou la Fondation Grameen-Crédit Agricole, analysent la nature des pratiques sociales des IMF (taux, ciblage, protection des clients, gouvernance, etc.) avant de les financer.
Le retournement en faveur d'une régulation plus sociale est progressif. Certaines approches - à l'instar des principes pour l'inclusion financière adoptés par le G20 en 2010 - mettent surtout l'accent sur une approche de responsabilité sociale et de protection des consommateurs. Ces principes sont indispensables et la microfinance doit s'y conformer.
D'autres normes veulent renforcer, au travers de la notion de performance sociale, la mission de développement spécifique aux IMF : toucher les pauvres et les exclus, adapter les services à leurs besoins et renforcer leurs capacités.
Des initiatives de certification, par le Sommet du microcrédit notamment, visent àlabelliser les IMF qui se tournent vers les plus pauvres et mesurent l'évolution de leur niveau de vie.
Ces méthodes permettent d'identifier les risques de pratiques préjudiciables pour les clients et de gérer la dimension sociale avec le même professionnalisme que la dimension financière. Elles sont promues depuis une décennie par des praticiens tels que les ONG membres du réseau Cerise ou les organisations rurales affiliées au réseau latino-américain Forolac.
Mais jusque récemment, nombre d'acteurs les jugeaient inutiles, voire encombrantes... Quelle finance veut-on promouvoir pour les exclus des établissements financiers traditionnels ? Les débats sur la régulation de la microfinance peuvent sembler austères au premier abord, mais ils détermineront la nature des systèmes financiers qui touchent la majorité des habitants de notre planète.
Cécile Lapenu et Florent Bédécarrats, chercheuse et chargé de recherches au réseau d'échanges sur les pratiques en microfinance Cerise

What is the role of microfinance funders in promoting savings?


Saving is a crucial component of poor people’s economic well-being. But most microfinance funders still focus their activities around credit, rather than savings and other financial services. To celebrate World Savings Day, CGAP is releasing a technical guide that looks at what funders can do to support savings services. Read the guide here.

CGAP

dimanche 30 octobre 2011

Finance islamique, un marché en forte croissance


Si au Maroc, la finance islamique est encore à l’état de démarrage, il faut reconnaître qu’au niveau mondial, celle-ci a connu, au cours de ces dernières années, un développement fulgurant. Les institutions islamiques opère ainsi dans plus de 75 pays dans le monde avec des actifs financiers répondant aux critères de la Charia. Selon celle-ci, les contrats de financement islamiques ne doivent pas aller à l’encontre des principes fondamentaux de la Charia. Cela implique, d’abord, l’interdiction de toute sorte d’intérêt payé ou reçu et ce quelle que soit la nature ou la grandeur de la transaction. Cette interdiction ne se limite pas à un taux usurier mais inclut toute sorte d’intérêt. Tout revenu fixe et prédéterminé, connu ex-ante, indépendant de la rentabilité de l’actif financé n’est pas admis. Cette règle s’applique également aux intérêts variables et connus seulement ex-post. Ensuite, les contrats entrainent obligatoirement le partage des pertes et profits. Cette notion de partage des risques entre entrepreneurs et investisseurs est des éléments clés dans le concept de finance islamique. Ce partage est déterminé contractuellement et peut ne pas être égalitaire mais doit être tout le temps équitable. Par ailleurs, les activités contenant des éléments d’incertitude excessives ou qui reposent sur la spéculations en vue de réaliser un profit son interdits. Ainsi, dans tous les contrats islamiques, il n’est pas admis que l’objet du contrat soit conditionné par la réalisation d’un événement (Gharar) qui peut survenir ou pas. En outre, toute transaction financière islamique doit être adossée à un actif tangible réel et matériel. Ce qui contribue au renforcement de la stabilité économique et la maitrise de risque. Enfin, un financement islamique ne peut avoir pour objet un investissement dans une activité interdite par la Charia.Si la finance classique est axée sur l’optimisation du couple Risque/Rentabilité, la finance islamique ne considère pas la profitabilité comme seul critère de décision.


Plusieurs instruments de financement


Toutefois, et à l’instar de la finance classique, la finance islamique propose des solutions de financement répondant aux besoins des investisseurs avec des règles de fonctionnement et des principes différents. Globalement, on distingue deux grandes familles de financement : le financement en fonds propres et la dette ou les financement basés sur le partage des risques et le transfert d’actifs. Les instruments de dette (le transfert d’actif) sont proches de ceux de la finance conventionnelle mais avec toutefois des différences fondamentales. Ces instruments prévoient une répartition du risque spécifique et excluent la rémunération sous forme d’intérêt. Parmi les contrats de financement islamiques les plus répandus figurent : Mourabaha (financement basé sur le principe du coût majoré), Mourabaha inversée (financement des acquisitions de matières premières), Ijara (crédit bai basé sur le principe du coût majoré), Ijarawa-Iqtinaa (Ijara simple attaché à une option d’achat), Ijara Mawsufah Fi Dimmah (crédit bail anticipé), Contrat Salam (payer en avance des biens qui seront livrés à terme), Istinaa (il diffère du contrat Salam du fait qu’il offre plus de flexibilité au niveau du paiement) et Qard al Hassan (instrument de dette gratuit qui s’apparente à une aide financière). La finance islamique offre également de nombreux instruments apparentés à des actions. Il s’agit des financements participatifs qui reposent sur le principe de partage de bénéfices et de pertes ainsi que sur une hypothèse de prise de risque commerciale pour le financier. Parmi ces instruments on note : Mousharaka (contrat de partage de profits et pertes), la Mousharaka décroissante, Moudaraba (joint-venture), Takaful (produit d’assurance).

Actifs estimés à 950 milliards de dollars


De même, les Sukuk (Certificat d’investissement), proches des obligations conventionnelles avec néanmoins des différences fondamentales (rémunération en fonction de la performance des actifs) ont connu un développement notable au cours de ces dernières années. Les Sukuks peuvent être émis par des gouvernements et des entreprises privées et permettent aux investisseurs de détenir des anticipations dans les actifs sous-jacents avec une rémunération qui sera fonction de la performance de ces actifs. Il existe plusieurs variétés de Sukuks : Sukuk Salam, Sukuk Istitna, Sukuk Mourabaha, Sukuk Mousharaba, Sukuk Ijara, etc. L’élément fondamental qui caractérise les Sukuks est en relation avec leur négociabilité sur le marché secondaire. Toutefois, selon la Charia, seulement les Sukuks ayant comme sous-jacent un actif tangible, corporel tel qu’une participation dans une entreprise ou un portefeuille d’investissement peuvent être négociables sur le marché secondaire. En outre, les Sukuks sont différents des produits de titrisation classiques. En effet, lors d’une titrisation, le porteur de parts est exposé au risque de crédit du cash-flow titrisé, étant donné que l’émetteur ne fait que transférer le risque de crédit sous jacent aux différents investisseurs. Selon Standard & Poor’s, le marché des Sukuks se chiffre actuellement aux alentours de 100 milliards de dollars. Les fonds d’investissement islamiques constituent une autre variante des instruments financiers islamiques proches des fonds d’investissements classiques à la différence que tous les placements effectués par ces fonds et les objectifs d’investissement doivent être conformes à la Charia : placements conformes à la Charia, absence d’intérêt, revenus conformes à la Charia, etc. On recense plus de 717 fonds islamiques pour un volume de 77 milliards de dirhams, soit 10 % de la taille d marché des fonds d’investissement. Ce marché est très concentré sr trois pays : la Malaisie, l’Arabie saoudite et le Kuwait. Enfin, le financement de projets (project finance), selon les percepts de l’islam, permet de contribuer au financement de grands projets publics et/ou privés. Toutefois se pose le problème d’adéquation entre la maturité des ressources ‘dépôts à court terme) et de leurs emplois qui seront long-termes dans ce genre de financement. Enfin, signalons qu de plsu n plus e banques occidentales font coexister la finance classique à la finance islamique. C’est le cas notamment de HSBC Amanah, ABN Amro, Citi Islamic Investment bank, BNP Paribas, Barclays, etc. le marché des services financiers islamiques, tels que mesurés par des actifs conformes à la Charia, est estimé à 951 milliards de dollars à fin 2008.

MD - jeudi 27 octobre 2011 -  La Nouvelle Tribune

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Savings Groups: A growing movement that is reaching the poor in significant numbers


To celebrate World Savings Day, we invited Joanna Ledgerwood and Stephen Rasmussen to tell us more about Savings Groups. Fresh from the first global summit for community-based, savings-led microfinance, they outline the potential (and challenges), of this growing movement.


More than 5 million poor people around the world are members of Savings Groups that provide essential services to help manage their daily lives. In Mali, one of the world’s poorest countries, there are 400,000 members in over half the villages in the country. Earlier this month more than 250 people from 46 countries met in Tanzania at the first global summit for practitioners promoting community-based, savings-led microfinance to begin the process of building a vision for the role Savings Groups play in financial inclusion, social protection, and empowerment.
Savings Groups are basically an improved form of the traditional ASCA (Accumulating Savings and Credit Associations). They provide members a secure place to save, the opportunity to borrow in small amounts and on flexible terms, and affordable basic insurance services. Savings Groups are composed of 15 to 25 self-selected individuals who meet regularly and frequently to save; amounts are based on each member’s ability. Groups then pool the savings to make loans on which they charge a relatively high service fee or interest rate which in turn increases the loan fund.  Member’s savings and loans are recorded in individual passbooks or one central ledger (some use memory-based systems that require no paper records at all).
Groups generally operate in nine to 12 month cycles. At the end of every cycle, the accumulated savings and interest earnings are shared out amongst the membership thus providing useful lump sums to members. After each share-out, groups immediately begin another cycle of saving and borrowing. Members may decide to make an exceptional savings contribution right after share-out to re-capitalise the loan fund. This allows the loan fund to grow to fairly substantial amounts (in the thousands of dollars).
Many groups also have an insurance fund (sometimes referred to as a social fund) that serves a variety of emergency and social purposes, according to rules set by the group. The insurance fund is kept as a separate fund and contributions are normally the same from each member. Any member may request a grant or no-cost loan from the insurance fund; approval rests with the group and funds may be disbursed immediately.
Of the 5.5 million members the Savings Group movement counts in 200,000 groups worldwide, about 4 million of these members are in Africa where the movement is centered and has its greatest influence and momentum. Countries in Africa with the largest numbers are Tanzania, Kenya, Uganda, and Mali. Conservative estimates suggest there are at least another million members in Savings Groups promoted by local NGOs that have adopted the training materials either from the internet or other NGOs, and promoted Savings Groups without any technical or financial support from international agencies.  
The Financial Sector Deepening project in Kenya (FSDK), a strong supporter of Savings Groups, notes that in some countries in East Africa Savings Group membership has already reached a level where one must take notice. David Ferrand of FSDK suggests that if FinAccess/FinScope studies were done now they would likely show more than 5% of the population financially included through these groups. Savings Groups clearly reach many more people than MFIs in countries where the movement has focused, and by all accounts they are poorer people than MFIs reach. And while the Savings Group movement does not include India’s Self Help Groups and other kinds of savings clubs, if they were to be added the numbers would rise to close to 100 million members accessing much needed financial services in rural, remote areas as well as urban slums.
The Savings Groups Information Exchange (SAVIX) provides transparent and standardised data on Savings Groups and is the most comprehensive database in the sector. SAVIX uses 23 standard performance indicators, (reminiscent of theMIX’s “sweet sixteen” from its early days). It reports on 129 partner organisations in 21 countries, with a cumulative outreach of 63,000 groups and over 1.4 million members—roughly 30 percent of the estimated total outreach of the sector. Some global highlights: as of the end of June 2011, the average savings per member was USD19, or 5.2% of GNI per capita (on average); 59% of members were active borrowers and the average outstanding loan size was just under USD22; savings were 154% of loans outstanding (indicating there is more than enough liquidity to meet small credit needs); and the average ROA for all the groups in the past year was 37.5% (most groups charge 5 to 10% interest per month for loans). Furthermore a five-year panel study funded by the Bill & Melinda Gates Foundation suggests that 98% of groups continue to operate independently after 18 months.
Trend data also indicates increasing levels of operational and financial efficiency in the sector: more than 44% of groups are now formed by community-based trainers, the average Field Officer caseload is 434 members, and the cost per member to form and train groups in their first year has declined steadily over the last two years to just over USD23.
And Savings Groups do more than just provide financial services—significant social capital is built among group members as well as their financial capabilities. As the number one financial inclusion opportunity and obstacle identified in the “Opportunities and Obstacles to Financial Inclusion” publication just released by the Centre for Financial Inclusion, financial literacy is becoming a key focus of all stakeholders. Savings Groups contribute tofinancial literacy of the members simply through participation—saving regularly and borrowing within ones means are reinforced on a weekly basis. As well, many facilitating agencies are beginning to combine financial education with SG training including topics such as budgeting and planning for the future, especially with youth groups. For example, in Burundi, CARE and MicroFinance Opportunities developed comics targeted at female youth including characters named after popular shoes. The comics follow the characters through mistakes and financial opportunities and economic growth. The training has seen a huge shift in attitudes among young women in particular.
The Savings Group model is evolving quickly and new challenges arise all the time. For example, in some groups, the loan fund has grown so large after three or four cycles that the group is concerned about the safety of their funds in the box. While Savings Groups address some of the needs of an increasing number of poor people, we cannot pretend that they meet all financial services needs. Already some members want linkages to formal savings accounts in banks, mobile money accounts and other financial services. Further, we are still unclear on the best model to reach scale. Some argue donor funding is needed, while others are currently experimenting with private sector or volunteer-based models to ensure sustainable access to Savings Groups. The movement is nascent, and so there are many questions we are still trying to answer.
Research on Savings Groups is relatively new and constantly shaping how we think. From AKF’s synthesis on SGs combined with other development activitiesto CRS’ research on the Private Sector Provider (PSP) model to data rich RCTs conducted by IPA of CARE and Oxfam programmes, we have a rich database from which to learn and to ensure we do what we can to improve the lives of the poor.
As Sean Kline said recently on the Microfinance Practice listserve: “…savings-led, self-managed banking is not only a powerful phenomenon in the most remote rural areas where banks and MFIs fear to tread, but this is a good enough solution to many, though not all, financing needs among millions of poor people.”

–Joanna Ledgerwood and Steve Rasmussen

Joanna Ledgerwood joined the Aga Khan Foundation in 2007 and leads their Access to Finance activities from the Head Office in Geneva. Prior to moving to Geneva, Ms. Ledgerwood was based in Uganda working with NGOs transforming to deposit-taking institutions and the Philippines working with rural banks to deepen their outreach to the poor. She has written numerous papers and books, including Transforming MFIs with Victoria White (2006) and the Microfinance Handbook (1998), both published by the World Bank. She is currently writing the New Microfinance Handbook.

Stephen Rasmussen heads the Technology Program with CGAP, a global microfinance resource center housed at the World Bank, and has more than 25 years of experience in microfinance leadership. The Technology Program at CGAP works to expand financial services for the poor using mobile phones and other technologies and is co-funded by the Bill & Melinda Gates Foundation, CGAP, and the UK Department for International Development (DFID). Prior to CGAP, Stephen was the World Bank’s microfinance focal point for South Asia as well as the IFC’s nominee director on the boards of two microfinance banks. From 2001-2008 he was CEO of the Pakistan Microfinance Network. From 1994-2003 he headed up the Aga Khan Rural Support Programme, a large rural development program in northern Pakistan, where he also helped establish First MicroFinanceBank, the first microfinance bank in Pakistan.

vendredi 28 octobre 2011

Goldman Sachs se tourne vers les Sukuks


Après sa perte trimestrielle historique, la banque américaine se tourne vers la finance islamique pour récolter des fonds. Elle a également réussi l’exploit d’émettre $500 millions à 50 ans de dette senior non sécurisée…

La banque Goldman Sachs a enregistré un programme de 2 milliards de dollars d’obligations islamiques, fournissant une preuve supplémentaire de la difficulté des emprunteurs à trouver des financements classiques dans des marchés financiers aussi volatils. Le marché des Sukuk a largement résisté en dépit d’une crise financière qui a asséché les émissions d’obligataires.

Pour cette opération, la banque d’investissement a créé un SPV aux îles Cayman dénommé Global Sukuk Company Limited qui émettra un Sukuk structuré de type Murabaha, selon un prospectus déposé auprès de la Bourse irlandaise.

« A la différence d’une l’obligation classique, le Sukuk est adossé à un actif tangible. Il confère à l’investisseur une part de propriété dans un actif sous-jacent identifié préalablement à l’émission. Les détenteurs de Sukuk jouissent de l’usufruit de cet actif au prorata de leur investissement. Par conséquent, leur rémunération dépend de la performance du sous-jacent. Elle peut être fixe si le revenu du sous-jacent l’est. C’est le cas des actifs sous-jacent de la famille de la Murabaha » explique Kaouther Jouaber, Maître de conférences à l’Université Paris Dauphine et co-responsable de la formation en finance islamique.

Les obligations islamiques, qui seront cotées sur la Bourse irlandaise, pourraient être libellées en dirhams des Emirats Arabes Unis, en dollars américains, en riyals saoudiens ou en dollars de Singapour. De sources proches de Goldman Sachs indiquent que les taux de profit seraient de l’ordre de 1,2% à 1,5% sur un an en fonction de la devise.

La première banque d’investissement américaine a également réussi l’exploit d’émettre une obligation senior non sécurisée à 50 ans d’un montant de 500 millions de dollars contre 250 millions prévus initialement. Le taux de rendement de l’opération est ressorti à 6,50%. En octobre 2010, Goldman Sachs avait émis pour 1,3 milliard de dollars de dette à 50 ans, callable à partir de 5 ans avec un taux de rendement de 6,125%. La banque ne dispose d’aucune option de rappel sur la nouvelle obligation émise.

source: Next Finance

The Arab Spring in Egypt: The case of the Dakahleya Businessmen Association for Community Development


Over the coming few weeks CGAP’s Microfinance Blog, in partnership with Sanabel and the Arabic Microfinance Gateway, is running a special series on the new challenges and opportunities that were created by the Arab Spring. Featuring voices from various countries including practitioners, donors, and regulators, the series will provide a platform to share lessons learned. We look forward to your comments and discussion.



Revolutions that have occurred, or the so-called Arab Spring, in some of the Arab countries have had a direct impact on the microfinance industry, like all other sectors. However, the impact has differed from one country to another, according to the relevant background of each country. It also differed within the same country, based on the geographical location of the industry’s operations, infrastructure, and institutional culture.
With regard to Egypt, the key factors and effects were:
  1. Some facilities were exposed to looting or destruction (with only a limited impact in Cairo and Alexandria).
  2. Most businesses, whether public or private, especially the banking sector, were closed (for longer periods in Cairo and Alexandria).
  3. There was an absence of security and law enforcement, subsequently leading to the so-called security chaos.
For Dakahleya Businessmen Association for Community Development (DBACD), the impact was as follows:
  1. There was no effect of the destructions or lootings of facilities within the geographical location of our operations
  2. Work interruption lasted for a week in rural areas and two weeks for urban areas. Alternative plans were developed for the timely collection of the due repayments through the Association’s branches until the banking sector returned to work normally.
  3. Lack of security and law enforcement did not have an immediate or direct impact when the revolution occurred; however, security issues were addressed by increasing security precautions at the branches and adjusting ways to deal with customers. However, if the period had lasted longer, there may have been a negative impact on our operations.
At the beginning of and during the crisis, the Association’s strategy was to wait and not send any messages or make any decisions until determining what the reactions of our customers would be.
When it turned out that most of the clients were committed to making timely repayments, loan disbursement for group lending stopped for only one week while individual lending stopped for only two weeks. Collection has continued since the first day of the revolution, which has had a positive impact on business continuity.
All the above-mentioned factors are external ones, which are out of control of the MFIs. That means the strategy to deal with external turmoil would be different according to the capacity and business scope of each institution. However, worth mentioning is the ability of the institutional infrastructure and culture to deal with such circumstances. For example, some institutions had been under pressure by their employees to improve wages and working conditions and to develop policies for strict internal control. As these factors are well established at the Association, they had no considerable effect, and the Association did not face any type of institutional disorder.

–Hassan Faried

jeudi 27 octobre 2011

Formation et emploi au Maroc - Etat des lieux et recommandations


DT n° 116 | Formation et emploi au Maroc - Etat des lieux et recommandations

10/10/2011
Au début des années 2000, le Maroc lançait un important programme d’investissement dans l’éducation et plaçait ainsi le capital humain au coeur de sa stratégie de développement. Le défi était alors énorme et force est de constater que de grands progrès ont été réalisés en matière de scolarisation primaire et secondaire. Au cours de la prochaine décennie, un défi d’une ampleur comparable devra être relevé dans la formation professionnelle et l’enseignement supérieur, pour assurer à chaque Marocain un avenir professionnel. La complexité et le caractère multidimensionnel du problème de l’emploi des jeunes supposera d’agir simultanément dans plusieurs domaines, comme nous avons essayé de le faire apparaître dans ce rapport.
 
En matière de formation professionnelle, l’essentiel des efforts à fournir portera sur la qualité des enseignements fournis, l’association des branches professionnelles à la gestion ou à l’animation pédagogique des centres qui n’ont pas encore suivi cette démarche, mais aussi sur l’amélioration de la répartition sectorielle des centres de formation pour limiter l’offre dans les secteurs où les débouchés sont insuffisants.
L’enseignement supérieur sera, lui, confronté à une pression « démographique » très forte, qui requerra d’importants investissements de structure pour répondre à une croissance annuelle des effectifs de l’ordre de 10 % par an pendant plusieurs années au moins. La gestion de cette massification nécessitera un ensemble de politiques très volontaristes

Millenium challenge account : 3.5 milliards de DH engagés à fin juillet


Le niveau de réalisation est plus élevé dans l'agriculture. Plus de 27 000 artisans ont bénéficié d'une formation technique.
Il reste un peu moins de deux ans avant l’expiration du délai imparti pour l’utilisation des 700 millions de dollars (5,6 milliards de DH) accordés par les Etats-Unis au Maroc dans le cadre du Millenium challenge account (MCA), dans des projets à caractère économique et social. Et il faut dire qu’il reste encore beaucoup à faire. D’après les chiffres arrêtés à fin juillet dernier de l’Agence du partenariat pour le progrès (APP), institution mise en place pour la gestion du programme, les projets validés portent sur un total de 440 millions de dollars (environ 3,5 milliards de DH), soit 62% de l’enveloppe globale. Quant aux décaissements, ils ont totalisé 190 millions dollars.
C’est dans le domaine de l’agriculture et de la pêche artisanale où les projets avancent plus vite. Dans l’arboriculture fruitière, les travaux de plantation d’oliviers et d’amandiers en zones pluviales ont porté sur 41 000 hectares sur les 61 000 ha programmés. Dans la filière de l’olivier et du palmier dattier en zones de petites et moyennes hydrauliques (PMH) et oasis, 31 200 ha d’oliviers sont plantés à fin juillet sur les 34 500 ha engagés, alors que l’intensification du palmier dattier en oasis a porté sur 19 000 ha. Ces projets ont été consolidés par le financement d’unités de trituration d’olives qui visent la valorisation des périmètres récemment plantés à travers le projet arboriculture fruitière. Celui-ci figure parmi les six axes d’intervention du MCA. Il cible la plantation d’une superficie globale de 120 000 ha dont 100 000 ha d’oliviers, 15 000 ha d’amandiers et 5 000 ha de figuiers. Sont ciblées 229 communes rurales réparties sur 19 provinces. Le nombre total des bénéficiaires est estimé à 63 000 personnes.

Une stratégie de communication pour les micro-entreprises du tourisme

Pour la pêche artisanale, deuxième axe du MCA, la réalisation de la tranche pilote consistant en la construction du point de débarquement aménagé (PDA) de Tifnit, d’infrastructures dans le port de Tan-Tan et du marché de gros de Béni-Mellal semble également bien avancée. Toutefois, les travaux sur les sites du port de Sidi-Ifni, des marchés de gros de Meknès et Marrakech, des PDA de Bhibeh, Sidi Abed et Tafedna ne sont pas encore engagés. L’APP vient de finaliser les contrats et s’apprêtent à les soumettre pour signature. Quant au projet de réorganisation des marchés ambulants d’Oujda et Meknès, on est à la phase de recensement des bénéficiaires. Pour le moment, 200 personnes sont identifiées.
Le coût global des projets prévus dans ce secteur est de 476 MDH dont 446 MDH qui seront financés par l’agence, le reste devant être réglé par l’Etat. La mise en œuvre des projets de l’artisanat et de la médina de Fès progresse plus lentement. Après la sélection d’un cabinet d’architecture et la réinstallation des populations concernées, les travaux de construction du fondouk de Aïn Nokbi viennent d’être entamés. Les plans architecturaux de quatre autres anciens hôtels sont en cours de réalisation et les chantiers seront ouverts en décembre prochain, selon des sources proches de APP.
Une stratégie de communication pour la promotion de cette activité et du label national ainsi que des circuits touristiques de ces médinas sera aussi lancée en décembre prochain en faveur des mono-artisans et PME opérant dans le domaine touristique.
Ce volet artisanat et médina de Fès est doté d’un budget de 57,8 millions de dollars. A fin juillet, 27 250 personnes ont bénéficié de la formation technique, 320 alphabétiseurs dans les secteurs de l’artisanat, l’agriculture et la pêche ont été formés et 130 salles de cours équipées. Il s’y ajoute 1 500 artisans qui suivent actuellement des formations en tissage traditionnel, sculpture du fer et tannerie, souligne l’APP.
Pour le secteur financier, précisément le micro-crédit, autre axe du programme doté d’un budget de 46,2 millions de dollars, l’APP poursuit le renforcement de la trésorerie des associations spécialisées. A cet égard, le fonds Jaïda a reçu un versement de 19 millions de dollars sur les 25 millions dollars relevant du prêt subordonné signé en juin 2009 et visant à faciliter le financement des institutions de micro-crédit.
S’agissant du soutien à l’entreprise et à l’esprit d’entreprenariat, 452 sessions de formation ont été organisées au profit des cadres des Chambres de commerce et de l’industrie, de l’ANPME et de l’INDH. De même, des équipements informatiques ont été fournis à 85 guichets de Moukawalati et à 76 organes de l’INDH.

Hakim Challot. La Vie éco
www.lavieeco.com
2011-10-26

Le Canada menace d’interrompre son aide au secteur de la microfinance au Bénin


Le gouvernement béninois est sous pression. Le Canada, principal partenaire financier du secteur de la microfinance au Bénin, menace de bloquer ses financements au cas où la loi sur la microfinance ne serait pas votée et promulguée avant la fin de l’année 2011. Pour les autorités canadiennes en effet, le vote de cette loi est un impératif à satisfaire dans le cadre de la coopération bilatérale qui lie les deux pays et qui se traduit depuis janvier 2010 par la mise en place du Programme d’appui au secteur de la microfinance au Bénin (PASMIF) d’un coût global de 12 millions de dollars canadiens soit près de six (06) milliards de francs Cfa pour une durée de sept ans.
Cet important financement qui fait suite à de nombreux autres et qui fait du Canada le Chef de file des partenaires techniques et financiers (PTF) dans le domaine de la microfinance, est ainsi menacé de gel des financements de ce programme destiné essentiellement à appuyer la stratégie nationale de la micro-finance, dans les prochains mois. Ainsi, pour le Canada, cette loi encore dans les tiroirs de l’Assemblée nationale doit nécessairement être votée et promulguée pour traduire concrètement la volonté de Boni Yayi, de mettre ce secteur au service de l’épanouissement des populations béninoises.
 Et pour contraindre Boni Yayi et les députés à passer à l’acte, le Canada a décidé de d’exiger le vote de la loi avant la date butoir du 31 décembre 2011. Conscient du péril que fait courir cette décision du gouvernement canadien après la fin du Millenium Challenge Account (MCA) qui apportait une aide substantielle au secteur de la microfinance, le gouvernement s’évertue à mettre en relief, auprès des autorités canadiennes, sa bonne foi qui se traduit par l’élaboration et la transmission du projet de loi sur la microfinance à l’Assemblée nationale en vue de son adoption.
 Cet argument ne parvient cependant pas encore à convaincre les autorités canadiennes qui exigent désormais au gouvernement béninois d’obtenir de l’Assemblée nationale des indications claires sur la programmation du vote de la loi sur la microfinance avant de fléchir leur position.
Il va alors s’en dire que face aux menaces du Canada de priver le secteur névralgique de la microfinance dans le programme de développement du Bénin de ce précieux appui, le rôle des députés de la 6ème législature semble désormais crucial.
Jean-Claude D. DOSSA
L’evenement Precis 

Les assureurs tunisiens déploient leur stratégie



Les assureurs tunisiens déploient leur stratégie
Kamel Chibani, délégué général de la Fédération tunisienne des sociétés d'assurances (FTUSA) association professionnelle regroupant 19 entreprises d'assurances et de réassurances dévoile les stratégies produits des assureurs pour les prochains mois.
Microassurance
Afin d’augmenter le taux de pénétration des assureurs, estimé à 1,76%, et répondre au besoin de couverture de la population à faible revenu des zones rurales, urbaines et périurbaines, les assureurs mettront sur le marché des produits de microassurance  (vie, santé, incapacité-invalidité, agricole, professionnelle…). Le potentiel de clients pour les services de microfinance est estimé entre 2,5 et 3 millions de personnes, selon différentes études.
Assurance Vie
Un groupement de mutuelles (Caisse Tunisienne d'Assurances Mutuelles Agricoles, Mutuelle Assurance de l'Enseignement, Assurances Mutuelle Ittihad) et deux assureurs, Star et Lloyd, préparent aussi la création de filiales dédiées à l’assurance vie et de à la prévoyance afin de répondre aux enjeux du vieillissement de la population tunisienne, bien que la famille demeure le principal soutien de la prise en charge des personnes âgées. Les plus de 60 ans représentaient 9,7% de population totale en 2007 et une projection en 2019 donne 12,8%, soit plus 1,5 million de personnes.
Assurance habitation
Le parc de 2,9 millions de logements présente un bon potentiel de développement des produits multirisques pour assurer la valeur marchande des actifs immobiliers qui constituent souvent l’essentiel du patrimoine des assurés. Les actifs immobiliers servent aussi de garantie et de caution pour les prêts bancaires. Les assureurs prévoient de lancer ces produits d’ici la fin de l’année.
Assurance islamique
En raison du contexte post révolutionnaire favorable aux principes islamiques, la banque Zitouna souhaite lancer un nouveau produit assurance et réassurance islamique en début d’année 2012.
Le PIB de la Tunisie en 2009 s’élevait à 39,56 milliards $ pour une population de 10,4 millions d’habitants.
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Données financières (en millions de DT) du marché de l’assurance en Tunisie (source FTUSA)

Invitation au VIème Forum des Auteurs sur le thème : La finance durable. Une nouvelle finance pour le XXIème siècle ? - 12 décembre 2011

Do We Need Pink Check Books?


A recent Financial Times article entitled, “Innovators don’t ignore customers” argued that the rapidly dropping share price of Netflix, a DVD rental and online film service could be explained by the fact that the company lost touch with what its customers wanted.  Keeping a sharp eye on client demand is thus not only the responsible or developmental thing to do–it simply makes good business sense.
This special Clients at the Center blog series has lined up a broad range of voices to delve into what we mean by understanding client demand and how developing a much more profound understanding can further responsible financial inclusion. We encourage you to read and jump into the conversation.
Women think and behave differently than men when it comes to financial matters. These differences have major implications for product design and marketing strategy.
Since 1999, Women’s World Banking (WWB)  has conducted market research to understand how best to serve women through microfinance. We’ve conducted over 50 studies in 23 countries, segmenting our research populations by gender as well as household income. Eight of these studies are gender baseline studies, which focus on how “gender identity” informs the way in which resources are allocated inside poor households. These studies show that women and men generally describe women’s roles to include wife, mother, homemaker, financial manager and increasingly, income generator. Men’s roles are typically described as head of household, bread-winner, authority figure and, sometimes, father.
At WWB, we have learned that these “gendered roles” result in different priorities for men and women when it comes to spending, savings, and investment. Women tend to prioritize investment in children, which means more emphasis on education and health. In some socially conservative societies, financing a daughter’s marriage is often a priority for women.
As financial managers, women also play the role of saver. As caregivers, women save for emergencies as well as lifecycle events. Women save from their own income generating activities, from the housekeeping money given to them by their male partners and if their children are earning, from their contributions. It is not that men do not save, but they focus on investment in business and they expect their wives to save for household needs.
Targeting women is therefore key to mobilizing deposits. Designing commitment accounts that help women meet their savings goals, which differ by stage of life, can help financial institutions increase their savings outreach.  At WWB we have integrated a simple savings planning tool where women can articulate their goals, desired time frame, and amount they can realistically save each month, thereby designing their own commitment account. This tool and approach is integrated into our sales force training and marketing documents.
Our research has found that members of a household do not necessarily share all information on finances. Confidentiality is therefore a product attribute greatly valued by women. In fact, this attribute is important even in highly co-operative households, as men and women often have different financial priorities and, it is often in women’s best interest not to share the amount they have saved with their husbands. For this reason, for example, plastic debit cards are preferred to pass books.
Receiving tangible benefits from using a product is very important to low income women. For example, the “Gold” account of SEWA in India is popular because the bank understands that gold is more than an asset to women in India—it is part of their identity. The motivation to save for “gold” (whether or not women use the money to buy gold when the time comes) is powerful.
Likewise, convenience and accessibility is even more important for women than men, given time constraints and cultural restrictions on their mobility in some contexts. Locating banking correspondents deep in the neighborhoods of Lahore, for example, means women can make financial transactions without needing a chaperone.
At WWB, we have also found that women want more information about products than men and that women take longer to make financial decisions. Embedding financial education throughout the marketing mix is a wonderful opportunity. Hosting short events in branches that combine financial education with selling savings products works well.  High illiteracy rates among poor women in some regions require still more efforts in communicating through visual marketing materials and equipping front line staff to have productive conversations with women. Implementing marketing campaigns that seek women out in their neighborhoods, relying on word-of-mouth and using simple visuals to reach them with a message, are methods that we have found successful.
Within a marketing framework, defining metrics and targets and tracking results is becoming the norm. This holds promise for convincing MFIs to collect higher quality data on their customers and to analyze it for their business purposes which, in turn, would go a long way toward increasing the sector’s accountability for the double bottom line.
We should not underestimate the data challenge of course. Poor data collection, insufficient protocols about how to classify data for entry, as well as mistakes in the entry process are common in the sector. We also need to improve MFI performance indicators that enable us to develop better proxies for reaching and impacting women.  Even the most frequently-used indicator of “percentage of women borrowers” is suspect since we know that a significant percentage of women clients – particularly for group lenders — give their loans to the men in their households.
At WWB, we do not think that women need a ‘pink’ check book but that women should be considered as a segment with distinct goals, attitudes, needs, and behaviors when it comes to financial services. There are some patterns across countries leading us to develop strong psychographic segments that acknowledge attitudes and behaviors that cut across income and other demographic characteristics. Embracing these findings to deliver financial products and services that meet women’s needs will require the microfinance sector to act on what we already know about women and to deepen our knowledge.

–Inez Murray, Executive Vice President, Programs at Women’s World Banking

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Latest in the Mircofinance gateway Library

mardi 25 octobre 2011

Symbiotics NewsWatch #182, 25 October 2011


Oct. 25India: Three Microfinance Institutions - Spandana Sphoorty Financial, Share Microfin and Asmitha Microfin decide against merger
Three microfinance firms which had proposed a merger at the time of their debt recast talks with banks in August have now called off the plans, saying it is not feasible.
Source: The Economic Times
 
Oct. 23From Microcredit to Microfinance: New Ambitions for Tunisia
After the revolution of January 2011, Tunisians experienced poverty at a level far more critical than official statements had suggested. Microfinance has quickly been identified as one of the tools that can help reduce inequalities, address exclusion, and strengthen the country’s economic fabric, as already shown by the achievements of Enda Inter-Arabe (Enda) and the Microcredit Associations (MCA) that have been operating since 1990.
Source: CGAP
 
Oct. 21Mexico: Segmenting the “Bottom of the Pyramid” 
Reaching the poor with a range of useful, convenient, and affordable financial services is challenging for all the reasons we know. In the context of Mexico, access has increased significantly in the past few years (nearly 60% of all households), and changes in regulation enabling correspondent banking are likely to bring the access barrier down even further.
Source: CGAP
 
Oct. 20Lisa Hall, CEO of the Calvert Foundation, on Impact Investing: An In-depth Interview
So many of us take for granted that we can get a loan for school, to start a business, or buy a car, if we need it. But the fact is there are millions of people, both in the U.S. and around the world, that are shut out of the financial system. And opportunity is hard to come by when you are shut out. Lisa Hall is the President and CEO of Calvert Foundation.
Source: Forbes
 
Oct. 19Nigeria: Microfinance Banks disburse USD 407 million in six months
The Central Bank of Nigeria (CBN) has disclosed that loans and advances disbursed by micro-finance banks (MfBs) in the first half of year 2011 increased by 23.8 per cent to USD 404 million, as against USD 326 million recorded at end-December 2010.
Source: Vanguard
 
Oct. 18The Multilateral Investment Fund partners with Nordic Development Fund to Finance a pioneer Green Microfinance Initiative
Program to boost access to clean energy, energy efficiency technology and adaptation products to micro, small and medium-sized companies in Latin America and the Caribbean.
Source: Inter-American Development Bank