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vendredi 30 septembre 2011

LA PROTECTION SOCIALE: une nécessité tout au long de la vie


LA PROTECTION SOCIALE: une nécessité tout au... par GIP-SPSI Ce film présente 3 expériences réussies de protection sociale à travers le monde : la Bolsa Familia au Brésil, le Régime d’assistance médicale pour les plus démunis au Maroc et le système de retraite des 500 Bath en Thaïlande. Ce film est proposé par le GIP SPSI qui regroupe les principaux acteurs français de la coopération internationale en santé et protection sociale. Avec ses membres, le GIP SPSI soutient le socle de protection sociale.

mardi 27 septembre 2011

Développement des infrastructures de marché des fonds alternatifs: événement Ernst & Young clé sur la finance islamique


Pour la troisième année consécutive et dans le cadre de l’AIF Club qui a pour but le support et l’aide au développement de l’infrastructure de marché relative aux secteurs des investissements alternatifs au Luxembourg, Ernst & Young Luxembourg a eu le plaisir d’organiser le 23 septembre dernier en ses locaux de Munsbach un événement dédié à la finance islamique.
Faisant suite à l’événement à succès de 2010 lors duquel avait été présenté le rapport annuel d’Ernst & Young relatif aux fonds et aux investissements islamiques (Islamic Funds and Investment Report (IFIR)), le programme de l’événement de cette année a été établi afin de mettre en exergue les  possibilités additionnelles de consolidation de la place de Luxembourg dans le domaine de la finance islamique. Cependant, les résultats de l’édition 2011 de l’IFIR n’étant pas publiés avant la tenue de cet événement, ils seront néanmoins consultables par tout un chacun après l’événement à l’adresse internet suivante:http://www.ey.com/LU/aif-club/IFIR_2011.
En tant que précurseur en matière de finance islamique en Europe, le Luxembourg est devenu un domicile de prédilection pour les structures de finance islamique. Fort de 40 fonds d’investissement réglementés conformes à la Shari'a ainsi que de 16 Sukuks cotés à la Bourse de Luxembourg, le Luxembourg démontre sa position dominante en Europe dans le secteur de la finance islamique.
L’atelier ou «workshop», animé par Pierre Weimerskirch, Associé, Advisory Services, Dietmar Klos, Associé, Tax Services ainsi que Farabi Zakaria, Senior Manager, Audit Services, tous trois issus du bureau Ernst & Young à Luxembourg a réuni des investisseurs de renommée mondiale, des acteurs bien connus du secteur financier ainsi que des représentants du monde académique spécialisés en la matière.
Les sujets abordés lors de cet événement ont inclus non seulement les tendances majeures en matière de finance islamique ainsi que leur développement mais aussi les structures et les défis ayant trait à ces investissements. En outre, cet événement a été le cadre idéal d’un échange des différents points de vue relatifs aux fonds de type islamique et aux sukuks.
Le consensus auquel sont arrivés les participants à ces différents panels ainsi que les intervenants est une stabilisation des actifs financiers de type islamique en 2010, se portant à USD 1.000 milliards alors que le montant des actifs sous gestion des fonds islamiques a augmenté en 2010, toutefois principalement en raison des performances du marché plutôt que par l’apport d’argent frais (new money). Les exercices 2010 et 2011 ont battu des records en termes de Sukuks cotés sur les bourses mondiales, ces derniers ont été émis principalement par des institutions souveraines ou quasi-souveraines. En raison des incertitudes économiques actuelles et de l’agitation dans certaines régions, les perspectives pour 2011/2012 constituent un défi. Cependant, il est intéressant de remarquer que la Malaise se profile dès aujourd’hui comme le principal élément moteur du marché plutôt que le
Moyen-Orient.
Ernst & Young Luxembourg et la finance islamique
Ernst & Young a joué un rôle actif dans la création des marchés dédiés à la finance islamique. Notre cabinet est donc en mesure de se différencier davantage auprès de ses clients et des instances réglementaires.
Ernst & Young Luxembourg, en récompense de son rôle de pionnier au Moyen-Orient, a développé une connaissance approfondie et des solutions compétitives afin d’offrir une gamme de services adéquate à ses clients basés en Europe et souhaitant étendre leurs activités au Moyen-Orient et à l’Asie du Sud Est ainsi qu’à ses clients souhaitant entreprendre les mêmes démarches, mais cette fois vers l’Europe.

Iraq’s microfinance institutions to hold conference on financial inclusion


Microfinance Focus, September 26, 2011: The USAID-Tijara Provincial Economic Growth Program in collaboration with Iraq’s 12 microfinance institutions will hold an Inclusive Financial Services Stakeholders Conference in Erbil on October 3 and 4. The conference is themed ‘Transforming Inclusive Financial Services for Increasing Outreach’.
The forum will attract Iraqi policy makers, international rating institutions, donors, commercial bankers, representatives from the U.S. Agency for International Development.
The forum will discuss institutional reform, transparency, governance, how to better serve vulnerable groups such as youth and women while developing new, demand-driven products and alternative collaterals. Strategic business planning and the development of a credit bureau also will be studied.
Planet Rating, Shore Bank International and the Central Bank of Iraq will be among those participating.
Since 2003, Iraq’s microfinance industry has made 313,300 microloans with a total disbursed value of over $729 million. Iraq’s microfinance industry currently has 84,000 clients, over 16,218 of whom are women, with an outstanding loan portfolio of $123 million.

jeudi 22 septembre 2011

Signature de 15 conventions pour la mise en œuvre du Programme d’élargissement d’accès aux qualifications et aux compétences

Tunisie : La ZAKAT peut-elle contribuer à pallier le déséquilibre social?



  • La société civile joue un rôle très important dans tout processus démocratique. De part son indépendance et les compétences qu’elle présente, elle peut servir de relais pour tout processus démocratique. En Tunisie, les associations ont été toujours manipulées au profit de l’ancien régime et plusieurs d’entre elles ont été asservies pour sa cause.

    Dans la Tunisie de l’après 14 janvier 2011, l’engouement pour la création des associations n’est pas à démontrer. Dans une société où la liberté d’expression était prohibée, il y avait assez de restrictions pour démotiver les individus à se dévouer pour les causes sociales. Mais à l’état actuel et avec les malversations et les inégalités sociales qui ont été démasquées, la responsabilité collective semble être la devise de cette nouvelle ère.
    Finance islamique…
    Au lendemain de la révolution, plusieurs associations ont vu le jour dans toutes sortes de domaine, bien qu’elles soient orientées pour une grande part vers l’aspect social. L’Association Tunisienne de la Finance Islamique (TAIF) en est une. Elle est née le 28 février 2011. De par son nom, elle s’intéresse évidemment à la finance islamique, un domaine novice en Tunisie, qui a fait son grand démarrage avec Banque Zeitouna, créée par Sakher El Materi, gendre du président déchu, actuellement en fuite au Qatar. N’oublions pas que la première banque islamique créée est la Banque Al Barka, jadis BEST Bank, qui ne finançait pas les particuliers au contraire de Zitouna Bank.
    Pour Amel Amri, présidente de l’association TAIF et experte de la Chariâa, la finance islamique a un grand avenir en Tunisie, d’autant plus qu’elle a montré son efficacité au niveau mondial. « La création de la Banque Zeitouna a provoqué un engouement de la part des Tunisiens pour les produits islamiques. Ce qui montre que la finance islamique peut réussir en Tunisie. Et puis, plusieurs institutions financières internationales utilisent les mécanismes de la finance islamique qu’ils trouvent plus efficaces que la finance conventionnelle », affirme-t-elle.
    La Zakat…
    TAIF a été, ainsi, créée dans le but de mettre en place une plateforme de réflexion académique. A but non lucratif et à aspect scientifique, l’association vise la sensibilisation des acteurs du secteur financier à la finance islamique. Une première rencontre a été organisée les 7 et 8 mai 2011 sur la finance islamique et les perspectives de développement.
    Une deuxième rencontre est prévue du 23 au 25 courant, portant le nom du premier forum de la Zakat. Elle sera organisée en partenariat avec l’Islamic Research Training Institute, la Banque Islamique de Développement et « Baït Azzaket » (Kuweït).
    Le thème n’a pas été choisi arbitrairement, nous dit-on. Dans le contexte actuel dans lequel vit la Tunisie, la ZAKAT peut constituer une solution parmi d’autres pour pallier au déséquilibre social, selon Ali Tabib, membre du bureau directeur de l’association. « Avec la problématique du chômage et le manque de financement, la zakat peut être une solution efficace. L’Etat ne peut pas, à lui seul, tout résoudre. La société civile, le secteur privé, les individus, ont un grand rôle à jouer », ajoute-t-il.
    Il affirme que la Zakat constitue, dans d’autres pays islamiques, une source de revenus importante qui peut être très efficace si elle est bien investie. A l’exemple du Soudan, dont l’expérience sera présentée lors du forum, la zakat représente près de 4% du Produit National Brut. En Tunisie, même s’il n’existe pas des études dans le domaine, on estime le pourcentage de 2 à 4%. « La Zakat n’est pas une subvention de consommation. Elle peut être utilisée dans l’investissement, dans le financement de projets. L’objectif du forum est de présenter une nouvelle approche de la Zakat tout en s’inspirant d'autres expériences dans ce domaine, à savoir l’expérience koweïtienne et soudanaise », explique M. Tabib.
    Organisme dédié…
    Le forum vise également à former les imams, les prédicateurs, les experts comptables et les juristes à la nouvelle approche. Trois ateliers seront organisés. Le premier présentera la Zakat du point de vue de la Chariâa islamique, pour les imams et prédicateurs. Le deuxième s’intéressera aux aspects comptables de la Zakat, pour les experts comptables. Le troisième s’attèlera aux mesures de création d’un organisme de Zakat, avec la participation de juristes.
    D’ailleurs, l’association œuvre actuellement à la conception d’un premier modèle de ce qu’elle appelle « Organisation nationale de la Zakat » chargé de la collecte et de la gestion de la Zakat. Pour cela, elle a mobilisé un ensemble de juristes pour étudier les expériences d'autres pays afin de présenter un projet de constitution de cette organisation, « selon une approche purement tunisienne », insiste M. Tabib, prenant en compte la loi et le contexte tunisiens.
    D’un autre côté, Mme Amri a souligné que l’association encadre les jeunes chercheurs des universités tunisiennes dans le domaine de la finance islamique. « Nous avons remarqué que plusieurs doctorants se sont voués à la recherche dans ce domaine sans avoir une bonne connaissance de ses enjeux. Notre rôle est de les soutenir et de les encadrer dans leurs approches », précise-t-elle.
    Pour elle, la société civile devrait être au chevet du développement économique et social du pays. « En apportant son soutien, elle prend le train en marche vers un futur meilleur ».

M-Pesa Mobile Money


Microfinance Focus, September 19, 2011: In Kenya, M-Pesa, a mobile banking service, has reached 10 million people in the country. Even though only 4 million Kenyans have bank accounts. Customers can use M-Pesa to deposit cash, withdraw money and transfer money electronically using their mobile phones. M-Pesa is a gateway to financial inclusion in Kenya. A short film from CGAP shows how mobile money is changing the face of banking in Kenya.
Customers transfer money electronically using their mobile phone and the agent converts it to Kenyan Shilling. Safaricom, a Vodafone affiliate, launched M-Pesa just three years ago and already half the adult population is using it to manage money and to send money to the countryside. M-Pesa customers say they value the service because it is cheap, convenient and safe.
M-Pesa makes handling finances for small businesses easy. Patrick, a building contractor, says when he is away and the workers need to purchase material, he just has to send money and they can withdraw it wherever they are and work is done. Mary, a stall owner in Toi Market Kibera, uses it to buy maize from the garden for her business. Before M-Pesa small merchants like Mary sent money using informal means that were not licensed to transfer money. This was risky. Also the cost and inconvenience of travelling to the city center meant that Mary, and others, were effectively excluded from the banking services. But today mobile money is bringing banking to Kibera.
M-Pesa is accessible to its customers, as shops can be found easily nearby. Green M-Pesa shops are popping up everywhere in Kibera. “Anytime you like to use it. Everywhere you go, you will find M-Pesa”, says Michael a Matatu driver.
Today M-Pesa is mostly used to remit money home from the city to the countryside and making payments. However, the initial concept of M-Pesa was to allow microfinance borrowers to conveniently receive and repay loans using the network of Safaricom airtime resellers. This was intended to make microfinance more efficient and competitive, by reducing the cost of dealing with cash. However, complication arose with partner microfinance institution (MFI) Faulu, when customers started using M-Pesa for other alternative uses.
Other than Kenya, M-Pesa has been recently launched in Tanzania. It has also entered the Afghanistan and South Africa market. It has future plans to expand to India and Egypt and well as venture into international money transfer service in Kenya.

Symbiotics NewsWatch #177, 20 September 2011


Symbiotics NewsWatch #177, 20 September 2011

Sep. 19
India: The Need for Due Diligence for Business Correspondents who Deliver Financial Services to Low-Income People
The business correspondent model offers a unique possibility for mainstream low-income financial services. But recent experience has shown that there are huge risks as well, which is why it must be regulated carefully
Source: Moneylife
 
Sep. 18
Paraguay: A Lesson in Social Entrepreneurship: Fundacion Paraguaya
A pioneer in microfinances and youth financial literacy in Paraguay, Burt developed one of the world’s first financially self-sufficient agricultural schools for the rural poor – creating a radical new model for education.
Source: Forbes
 
Sep. 15
United Kingdom: Omidyar Network Expands European Presence with Opening of London Office
Omidyar Network announced today the opening of a global office in the Shoreditch area of London. The office will serve as the philanthropic investment firm's headquarters for its work in Europe, as well as serve as the global hub for its Government Transparency initiative.
Source: PR Newswire
 
Sep. 13
Bosnia: Escaping the Debt Trap
Delinquency rates in Bosnia (as elsewhere) have risen in tandem with the global economic slowdown. As in other overheated markets, such as Nicaragua, Morocco, and Pakistan, Bosnia’s credit bubble is not the fault of any single culprit.
Source: Microfinance Gateway
 
Sep. 13
India: Bangalore Microfinance Firm Ujjivan to Receive $21 Million Funding
Bangalore-based micro lender Ujjivan is set to receive 1.01 billion rupees ($21 million) in loans from the Small Industries Development Bank of India (SIDBI) and other state-run and private sector banks, it said in a statement Tuesday.
Source: Reuters
 
Sep. 13
The State of Microfinance in Mexico: Uncertainty Ahead?
Mexican microfinance leaders and industry observers are becoming alarmed that the country’s microfinance market may be over-heating, and they are especially concerned about future client indebtedness and political risks.
Source: Center for Financial Inclusion Blog

mardi 13 septembre 2011

Symbiotics NewsWatch #176, 13 September 2011


Symbiotics NewsWatch #176, 13 September 2011
Sep. 12
Nigeria: Seven Fundamental Flaws with Microfinance Banking
It was obvious from the beginning. Only just that the regulators and operators were not humble enough to accept it, that the framework for microfinance banking in Nigeria is faulty and cannot achieve its objectives.
Source: Vanguard
 
Sep. 10
Impact Investing: Happy Returns. The Birth of a Virtuous New Asset Class
"Backing someone to live,” is how Leapfrog Investment’s first deal is described by Jim Roth, the co-founder of the “profit with purpose” private-equity firm.
Source: The Economist
 
Sep. 08
Nicaragua’s Microfinance Crisis: Is It Winding Down?
It seems like it is too good to be true, but the “No Pago” Movement leaders have agreed to have their members individually negotiate with MFIs the restructuring of their loans.
Source: The Center for Financial Inclusion
 
Sep. 07
Middle East: Microfinancing is poised to make its Impact in the Region
The distance of time has always come in handy when it comes to having a perspective on events. Much the same can be said of trends as well.
Source: Gulf News
 
Sep. 06
Pakistan: Microfinance Sector Confronting Challenges
The Microfinance sector in Pakistan is facing multiple internal and external challenges, despite due importance from the government.
Source: Pakistan Today
 
Sep. 06
El Salvador: IDB Closes $19 Million Syndicated Loan with Impact Investors to Revamp Municipal Markets
The Inter-American Development Bank (IDB) has closed a $19 million syndicated loan with three impact investors to support a new credit facility that will finance the revamping of municipal marketplaces in El Salvador.
Source: IDB

lundi 12 septembre 2011

MAROC: MICROFINANCE «LE PLUS DUR EST PASSÉ» ENTRETIEN AVEC LAURENT DEMEY, DIRECTEUR GÉNÉRAL DÉLÉGUÉ DE PROPARCO


L’ASSAINISSEMENT DU SECTEUR REDONNE CONFIANCE AUX INVESTISSEURS
LES ACTEURS DU MARCHÉ PEUVENT NOURRIR DES AMBITIONS
PROPARCO: 4,5 MILLIARDS DE DH INVESTIS AU MAROC DEPUIS 1992

Microfinance  «Le plus dur est passé» Entretien avec Laurent Demey, directeur général délégué de Proparco


«La crise de la microfinance a été forte parce que le secteur était assez jeune et les institutions peu structurées. Nous pouvons dire qu’elle a connu sa crise d’adolescence», relève Laurent Demey, directeur général délégué de Proparco









Les investissements reprennent dans la microfinance. Proparco, filiale de l’agence française de développement, vient d’accorder un prêt subordonné de 10 millions d’euros (112 millions de DH) à la Fondation Banque Populaire pour le microcrédit (FBPMC). Le secteur, qui traverse une crise importante depuis deux ans, est en train d’en sortir par le haut, note Laurent Demey, directeur général délégué de Proparco. Il revient dans cet entretien sur les actions de Proparco au Maroc. 

- L’Economiste: Quels sont les contours de l’opération avec la Fondation Banque Populaire pour le microcrédit?
- Laurent Demey: Techniquement, il s’agit d’un prêt subordonné de 10 millions d’euros (112 millions de DH) pour soutenir la croissance de la FBPMC. La fondation entre dans une nouvelle phase de son développement après avoir digéré l’absorption de Zakoura. Le prêt relèvera de 20% environ ses fonds propres. Mais plus généralement, Proparco et l’Agence française de développement soutiennent le secteur de la microfinance au Maroc depuis quelques années. Nous avons réalisé une opération similaire avec Al Amana en 2008.

- Le secteur passe par des moments difficiles depuis quelques années. Pensez- vous que le pire est derrière nous?

- La chute de Zakoura est peut-être le symbole de la crise du secteur. Elle a été forte parce que le secteur était assez jeune. Plusieurs institutions n’étaient pas suffisamment structurées. Nous pouvons dire que la microfinance a connu sa crise d’adolescence. Je pense qu’aujourd’hui, le plus dur est passé. Il y aura encore des soubresauts. Mais, les trois grandes institutions de la place ont su traverser cette période sans grands dégâts parce qu’elles étaient mieux organisées. Aujourd’hui, les petites unités se sont associées autour du Crédit Agricole. En clair, nous sortons par le haut de la crise qui plus est vers un secteur assaini. Cela donnera des institutions mieux structurées, plus professionnelles et une présence de la tutelle plus importante que par le passé. Toute notre démarche aujourd’hui est de dire que nous accompagnons les opérateurs qui permettront de sortir par le haut de la crise et nous leur octroyons les moyens financiers pour renouer avec la croissance.

- Au-delà de la microfinance, quels sont les secteurs clés d’intervention de Proparco?

- Rappelons que nous sommes présents au Maroc depuis 20 ans et que nous y avons investi près de 400 millions d’euros (4,5 milliards de DH). Bien entendu, les priorités ont changé au fil des ans. Actuellement, nous sommes concentrés sur trois volets et bientôt un quatrième. En dehors de la microfinance, nous intervenons au niveau du capital investissement qui est notre métier historique. Au Maroc, nous avons été avec la BCP, les précurseurs de l’industrie du capital investissement en 1995 avec la création des premiers fonds et équipes de gestion. Aujourd’hui, nous sommes présents dans 5 fonds qui ont investi indirectement dans 80 entreprises marocaines. En 2011, nous investissons dans deux nouveaux fonds. Nous continuerons à soutenir le capital investissement qui est bien adapté aux réalités des PME marocaines.
Notre action porte également sur le soutien et le partenariat avec les grandes banques de la place. Nous les accompagnons en Afrique subsaharienne par exemple. Globalement, nous appuyons depuis quelques années l’extension économique du Maroc dans cette partie du continent. C’est quelque chose qui a du sens, encore plus aujourd’hui avec la crise en Europe. La nouvelle frontière est au sud. Nous sommes actionnaires du groupe Bank Of Africa et également présent avec Attijariwafa bank en Mauritanie. Nous continuerons à soutenir les banques qui regardent vers le sud et plus généralement toutes les entreprises marocaines.
Le dernier axe que nous comptons développer est tout ce qui concerne les infrastructures. Avec le développement des projets d’infrastructures dans le pays, nous estimons qu’il y a un rôle à jouer pour les bailleurs de fonds internationaux en complément ou en partenariat avec les banques marocaines pour financer ses projets.
leconomiste.com

vendredi 9 septembre 2011

L'analphabétisme recule au Maroc


La politique de lutte contre l’alphabétisme mise en place par le Maroc donne des résultats.
En effet, l'analphabétisme y est désormais en baisse, indiquait Afriquinfos le 8 septembre. Selon le chiffre annoncé à l’occasion de la Journée Internationale de l’alphabétisation par la direction de lutte contre l'analphabétisme au Maroc, «seulement» 30% de la population marocaine est aujourd'hui analphabète.
Cette statistique vient récompenser les efforts du gouvernement qui souhaite offrir un accès à l’éducation au plus grand nombre. Ainsi, entre la période 2002/2003 et la période 2010/2011, le nombre de bénéficiaires des programmes d’alphabétisation est passé de 286.000 à 700.000. En 2004, 43% des marocains ne savaient ni lire ni écrire; en 2010, ils n’étaient plus que 30%.
Ce recul de l’analphabétisme a également été favorisé par l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) lancée en 2005. Dans son discours fondateur, Mohamed VI, roi du Maroc, a tenu à définir la stratégie du plan:
«Cette initiative s'inscrit dans la vision d'ensemble qui constitue la matrice de notre projet sociétal, modèle bâti sur les principes de démocratie politique, d'efficacité économique, de cohésion sociale et de travail, mais aussi sur la possibilité donnée à tout un chacun de s'épanouir en déployant pleinement ses potentialités et ses aptitudes.»
Ainsi, le royaume marocain tient à réduire les écarts qui existent entre les différentes couches de la population. Ce programme s’adresse aux personnes défavorisées des villes et des campagnes. Il a notamment permis d’installer des infrastructures nécessaires au bon fonctionnement des secteurs de la santé et de l’éducation.
Grâce à l’INDH, les populations ont un meilleur accès à l’eau, à l’électricité. Au même titre que l’éducation, l’optimisation de tous ces secteurs contribue à une augmentation de l’Indice de développement humain (IDH) qui mesure le niveau de développement d’un pays.
Cette hausse de l'alphabétisation est donc un véritable succès pour le royaume, mais les autorités marocaines ont encore du travail. Pour l’avenir, Mohamed VI a établi des objectifs clairs: d’ici 2012, le taux d’analphabétisme doit passer sous la barre des 20%. A terme, le gouvernement souhaite avoir un taux inférieur à 10%.
Lu sur Afriquinfos

BAD : Mise en place d'un fonds d'investissement pour soutenir les PME au Maghreb

La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé la 1ère capitalisation du fonds généraliste Maghreb Private Equity Fund III LLC (MPEF III) avec une taille dépassant les 96 millions d'euros d'engagements de capital. Le MPEF III est un fonds d'investissement de participation privée de 3ème génération qui ciblera les investissements dans les Petites et moyennes entreprises (PME) au Maghreb (Algérie, Libye, Tunisie et Maroc). Le fonds investira également, de manière opportuniste, en Egypte. Le coeur de cible sera constitué de sociétés bien établies dans leurs marchés domestiques présentant un potentiel pour développer leurs activités notamment au niveau régional et international.

OCP Skills : 3 millions DH accordés à 25 projets

La remise de l'appui financier à des jeunes porteurs de 25 projets d'un montant total de 3 millions DH s'est déroulée, hier à Casablanca, au siège de l'OCP. Ces projets ont été retenus, dans cette 1ère étape, pour bénéficier des financements et d'un accompagnement post-création et ce, dans le cadre de la mise en oeuvre opérationnelle du programme "OCP Skills" relatif à l'appui aux jeunes entrepreneurs issus de ses zones d'activité. Le groupe OCP accorde ainsi une subvention aux projets préalablement accompagnés par la fondation du jeune entrepreneur (FJE) et retenus pour bénéficier des crédits bancaires du Crédit agricole du Maroc. Les 25 projets concernés par cette 1ère étape ont bénéficié depuis mars dernier de l'assistance de la FJE pour l'élaboration des plans d'affaires et des dossiers de crédit à soumettre au Crédit Agricole du Maroc (CAM). Ces projets, localisés à Khouribga, Oued Zem, Boujaad et Benguerir, devront créer 102 emplois et concernent des secteurs diversifiés notamment l'agriculture, la petite industrie et les services. Le programme bénéficie des moyens financiers nécessaires.

La Banque Populaire obtient 10 millions d’euros pour sa Fondation

Proparco, institution financière détenue par l’Agence Française de Développement (AFD), et la Fondation Banque Populaire pour le Microcrédit (FBPMC) ont signé hier un accord de prêt subordonné d’un montant de 10 millions d’euros (M€). Le financement de PROPARCO va permettre à la FBPMC d’accroître la taille de son portefeuille de crédit, mais surtout de diversifier son offre avec des produits et services financiers novateurs tels que le transfert d’argent, la micro-épargne, la micro-assurance et le mobile banking.

Microfinance international conference


Fondazione Giordano Dell’Amore is glad to invite you to participate to the international conference

Present and future of microfinance
Transparency, Client protection and Social impact for a sustainable growth
October 24th, 2011 - Milan, Italy

With the Award Ceremony of the second edition of the
Giordano Dell’Amore Microfinance Best Practices International Award.


Visit the conference website: http://www.fgda.org/events