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jeudi 29 mars 2012

المغرب يستعد لإطلاق الخدمات المالية الإسلامية


يستعد البرلمان المغربي لتمرير مشروع قانون جديد يتعلق بالتمويل على الطريقة الإسلامية، كخطوة أخيرة قبل افتتاح البنوك الإسلامية في المملكة، والتي ستقدم منتجات متوافقة مع أحكام الشريعة. وينتظر تصويت مجلس النواب على قانون المالية الجديد في الأسابيع المقبلة، لتحقيق هذا الطموح.
وستكون البنوك المحلية وفروع الأبناك الأجنبية قانونيا قادرة على تشكيل بنك إسلامي أو مؤسسة مالية إسلامية في إطار فردي أو جماعي، في حال تمرير هذا القانون، وكان بنك المغرب قد أعرب سابقا عن استعداده للانخراط في المالية الإسلامية. وينتظر أن تكون تجربة تقديم منتجات التمويل الإسلامي، تدريجية في البداية، وفي حالة ثبوت نجاحها، سيفتح المجال للمؤسسات القادرة على تقديم خدمات من هذا النوع.
وقد دعا حزب "العدالة والتنمية" إلى تطوير التمويل الإسلامي في المغرب قبل فوزه في الانتخابات الأخيرة. وبعد تعيين عبد الإله بنكيران رئيسا للحكومة، وبدعم من بعض المستثمرين القطريين من، يطمح المغرب إلى أن يصبح مركزا دوليا وإقليميا للتمويل الإسلامي. أما على الصعيد الوطني، فيشهد المغرب اهتماما متزايدا من طرف المستهلكين للتعامل مع الأبناك والمؤسسات المالية بطريقة يرونها حلالا ومتوافقة مع للمبادئ الدينية، سواء تعلق الأمر بالتوفير أو القروض.
ويراهن المغرب كثيرا على التمويل الإسلامي لتعزيز اقتصاده وتطوير نظامه المالي، خاصة بعد الأزمة الاقتصادية العالمية، والتي كان من وراءها النظام المالي التقليدي. ويتوقع نجيب بوليف، وزير الشؤون العامة، أن البلاد يمكن أن تكسب نقطتين إضافيتين من نسبة النمو المحددة في 4 في المائة حاليا. ويضيف أيضا أن الصناعة المصرفية الإسلامية، وبعد 30 عاما فقط، ستؤدي إلى ارتفاع كبير في النمو وجذب عدد كبير من الاستثمارات خصوصا القادمة من الخليج.
وتعتمد المالية الإسلامية على مجموعة من الخدمات التي تتوافق مع الشريعة الإسلامية مثل المرابحة والمشاركة والاستصناع والإجارة والمضاربة. وتبقى هذه الطموحات الاقتصادية حاضرة، في انتظار معرفة نجاعة هذه المنتجات، والتي يبقى عرضها في نهاية المطاف من شأن البنوك.
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vendredi 23 mars 2012

Maîtriser les coûts en microfinance

L’IMF bangladeshie ASA est reconnue internationalement comme l’une des plus grandes IMF ayant su mettre en place un modèle économique rentable et soutenable sans avoir recours aux subventions. De nombreuses IMD en Asie, mais aussi en Afrique et en Amérique Latine ont adopté ce modèle. Les chercheurs Saleh Khan et Arvind Ashta se sont penchés sur les raisons de son succès et en tirent quelques recommandations pour maîtriser les coûts d’exploitation en microfinance grâce aux pratiques de gestion interne, quelque soit le public cible de l’institution.

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La question de la soutenabilité du modèle économique des IMF


Le secteur de la microfinance est généralement caractérisé par des coûts d’exploitation assez élevés qui s’expliquent, d’une part, par la taille limitée des prêts et, d’autre part, par le grand nombre de transactions gérées par les institutions de microfinance. Ce raisonnement est souvent avancé pour justifier la pratique de taux d’intérêt élevés, seuls à même de garantir la soutenabilité du modèle économique.
Aujourd’hui, le taux d’intérêt annuel moyen des microcrédits dans le monde est de 28%. Ce taux d’intérêt se décompose entre le coût de refinancement des IMF, les provisions pour pertes sur prêts, les coûts d’exploitation et les profits. Ce sont les coûts d’exploitation qui représentent la composante principale du taux.
La question de la maîtrise des coûts d’exploitation se pose donc sur un double plan : celui de la soutenabilité du modèle économique des IMF et celui de la réduction des taux d’intérêts pratiqués. Mais d’autres produits de microfinance, tels que la micro-assurance, sont également affectés par des coûts d’exploitation élevés.

Comment réduire les coûts d’exploitation ?


La première solution suggérée par les auteurs pour réduire les coûts d’exploitation est de rationaliser les opérations grâce à l’usage de nouvelles technologies. Cet axe de réflexion est développé dans le dernierouvrage d’ArvindAshta, intitulé Advanced technologies for microfinance: solutions and challenges. Il s’agit, selon les auteurs, d’une solution pertinente, mais qui peut être découragée par le montant important des investissements initiaux nécessaires.
C’est pourquoi une seconde solution, moins coûteuse pour les IMF, est développée dans l’article : la mise en place de pratiques de gestion allégées. En se basant sur une analyse comparée de plusieurs IMF bangladeshie et sur l’étude de l’adaptation du modèle de l’IMF ASA en Afrique de l’Ouest, les auteurs tirent quelques leçons et recommandations pour le secteur de la microfinance.
Quelques pratiques de gestion conseillées sont mises en valeur dans l’article : la standardisation des opérations, la mise en place d’un guide ou de normes claires pour faciliter les prises de décision sur le plan opérationnel, la décentralisation du processus de décision ou encore l’aplatissement de la structure hiérarchique.

Quelques recommandations


Saleh Khan et Arvind Ashta aboutissent à 5 recommandations clés à destination des IMF :
  • La soutenabilité et la rentabilité des activités de microfinance dépendent directement de l’organisation interne, des processus opérationnels et de la culture institutionnelle de l’IMF.
  • Mettre en place une méthodologie rentable demande un engagement fort du personnel à tous les niveaux de l’organisation. Ce processus doit être dirigé par des cadres supérieurs.
  • En mettant l’accent sur la maîtrise des coûts d’exploitation, la réduction des coûts de transaction, l’augmentation de la productivité individuelle des agents de crédit et une structure administrative légère, il est possible de délivrer des prêts à des millions de clients pauvres de manière efficace.
  • Les IMF doivent être prêtes à réduire systématiquement les coûts à tous les niveaux de l’organisation et ne pas concentrer les efforts dans des secteurs spécifiques ou pour des tiers spécifiques.
  • Les IMF doivent redoubler d’efforts pour éviter de devenir des organisations bureaucratiques avec des superstructures lourdes.

Coûts d'exploitation, économies d'échelle et public cible : Quelques enseignements


L’étude réalisée au Bengladesh montre bien que les coûts d’exploitation peuvent différer grandement d’une IMF à l’autre. Ces différences s’expliquent notamment par les économies d’échelle (obtenues non pas grâce à la taille des prêts, mais grâce au nombre de clients) et par le fait que le coût du service apporté au client augmente avec la taille du prêt.
Les auteurs concluent cependant que l’allègement des pratiques de gestion peut être mis en œuvre quelque soit le positionnement de l’IMF en termes de public cible et que ce processus n’a pas de conséquences sur la qualité du portefeuille.

@ convergences2015.org

Retrouvez l’article complet de Saleh Khan et Arvind Ashta ici.




jeudi 22 mars 2012

Symbiotics NewsWatch #202, 20 March 2012


Mar. 19
Microangels and Microequity: The Missing Ingredients of Microfinance              Microfinance, associated for over 35 years with Mohammad Yunus, the Grameen Bank, Opportunity International, Finca, Accion and many others, has brought to the poor and unbanked, the availability of micro loans and micro-insurance in exchange for micro-savings. If its results as a tool to fight against poverty are sometimes controversial, it probably still lacks an absolutely necessary ingredient to successful entrepreneurship: "micro-equity".
Source: Microfinance Focus

              

Mar. 16
Kenya: SME Lending Attracts More Financiers, Including Banks              It has been repeated over and over that the biggest hindrance to growth of indigenous businesses is lack of access to financing.The survival rate of up to two to three years presumed for the small and medium enterprises (SMEs) has been threatened because despite having very innovative ideas, funds to fully commercialise have not been readily available, especially with little to show as security.
Source: allAfrica

              

Mar. 14
International Impact Investing: Findings from the 2011 Virtual Volunteer Project               Why are investors in some countries so much more involved in “impact investing” – including microfinance – than their counterparts in other countries? Investing in microfinance in developing and emerging markets has gained more traction in certain continental European countries, for example, than it has in the United States and United Kingdom.
Source: Center for Financial Inclusion Blog

              

Mar. 13
China: Can Microcredit Lenders Fill the Gap?              The Chinese press is full of stories documenting the difficulties small and medium enterprises (SMEs) have obtaining financing. Contrary to popular belief, the problem is not that SMEs are being crowded out by large enterprises. The SME share of total business loans has been relatively stable in the past several years. Moreover, the pace of loan growth to small enterprises has been faster than that for medium or large enterprises.
Source: Peterson Institute for International Economics

              

 Mar. 13
2011 Figures: Oikocredit Shows its Strength in Diversity              Oikocredit has concluded another year of solid return for its investors and partners, demonstrating its strength in a diverse portfolio.
Source: PR Newswire

              

 Mar. 13
India: Financial Inclusion Is Still a Long Way Off, Census              The first phase of the 2011 Census has thrown the gaps in financial inclusion into stark relief. While urban India has been getting access to, and avails itself of banking services at a rising rate, large areas of rural India are still severely under banked.
Source: The Hindu Business Line

Tunisie : La micro finance indûment pénalisée !

La micro finance a de plus en plus les allures d’un levier de développement alors que la Tunisie aborde une nouvelle étape de son processus politique et économique, commandant aux institutions de micro finance d’être plus attentives à l’égard des particuliers et des communautés qui sollicitent ses concours. A ces propos, Africanmanager a contacté Michael p. Cracknell, co-fondateur de l’association Enda pour des éclaircissements sur le marché de la micro-finance en Tunisie, son rôle et ses défis.
La nouvelle législation en place pénalise le développement de la micro finance en Tunisie, car elle interdit aux institutions de micro-finance de proposer directement leurs services. Par conséquent, elles doivent, justement, être organisées à travers des structures classiques. En effet, l’épargne, la micro-assurance, le paiement par téléphone et les transferts d’argent sont des services dont les pauvres ont besoin comme tout le monde. Mais chaque service doit être adapté aux particularités de la « micro », ce qui n’est pas facilement accessible auprès des banques ou des compagnies d’assurances. De même, « l’expérience très répandue de par le monde démontre que pouvoir épargner dans des conditions adaptées est souvent plus important pour les pauvres que d’avoir accès au crédit », a indiqué Cracknell. La micro-épargne est un service essentiel pour une institution de micro-finance. Quant à la micro-assurance, les grandes compagnies n’ont pas l’habitude de traiter avec des clients aussi « petits » et donc ne connaissent pas ce marché très spécifique. L’accès des populations à faibles revenus à tous les services financiers améliore ainsi les taux de bancarisation dans le pays.
Le marché de la micro-finance en Tunisie a été estimé, par une étude réalisée, en 2010, par l’Union européenne à 1 million de micro-entrepreneurs exclus du système financier classique et « il y a sans doute le double quand on y ajoute les petits salariés n’ayant pas accès aux crédits bancaires (en raison de l’absence de garanties) », a-t-il fait remarquer.
Le secteur est actuellement dominé par deux sources, à savoir, un programme gouvernemental fortement subventionné autour de la Banque tunisienne de solidarité (BTS) et Enda inter-arabe. Enda est l’unique institution appliquant les « bonnes pratiques » de la micro-finance, et est auto-suffisante (pérenne), depuis 2003, selon son co-fondateur. Cependant, une nouvelle loi sur la micro-finance a été adoptée et plusieurs IMF françaises ont déjà exprimé leur intérêt pour s’installer en Tunisie.
Quant aux chiffres, Enda sert actuellement un peu plus de 200 000 clients actifs à partir de 65 agences. Son portefeuille est estimé à 110 millions DT (environ 55 millions d’euros). L’association emploie environ 1 000 personnes, dont plus de 80% des jeunes diplômés. En cumul, depuis 1995, la société a accordé environ 1 million de microcrédits pour une valeur cumulative de 650 millions DT à environ 350 000 micro-entrepreneurs. Les taux de remboursement étaient aux alentours de 99% jusqu’à la Révolution de janvier 2011 qui a perturbé les activités de l’association.
Il existe déjà, en Tunisie, des associations de développement liées à la BTS qui sont au nombre de 288. Mais, selon Michael p. Cracknell, aucune n’est pérenne. « Au contraire, elles n’ont pas appliqué les bonnes pratiques et elles sont fortement subventionnées », a t-il expliqué. Cependant, notre interviewé a indiqué que ce n’est pas le nombre d’associations qui compte, mais leur professionnalisme et leur capacité à proposer des services efficaces et de couvrir leurs coûts.
Enda n’a pas coûté un millime au gouvernement
Au sujet de la place de la micro finance en Tunisie, le cofondateur d’Enda a indiqué que l’utilisation de ce mécanisme est un impératif. Car, si « l’argent ne fait pas le bonheur », il est singulièrement difficile de s’affranchir de la pauvreté en l’absence d’un accès à des sources de financement », a-t-il confirmé. Le gros avantage de ce secteur, selon Cracknell, est quand il est mené selon les « bonnes pratiques », est qu’il donne accès aux pauvres aux services financiers sans coût pour l’Etat et pour le contribuable. Ceci est spécialement important par ces temps d’austérité. L’approche charitable à la pauvreté, ce n’est pas une solution durable. Mais bien plus, une institution de micro-finance pérenne et entièrement financée par les pauvres eux-mêmes. Selon lui, contrairement à d’autres fournisseurs de micro-crédits, Enda n’a pas coûté un millime au gouvernement tunisien. « Quand on sait que les grandes banques qui sont à l’origine la crise financière et économique actuelle, les sociétés pétrolières, les constructeurs d’avions, reçoivent des centaines de milliards de dollars en subventions, on peut se demander si le monde n’est pas à l’envers », a-t-il déclaré.
Le marché tunisien, un million de micro-entrepreneurs, est relativement important mais pas très grand, selon Michael p. Cracknell. C’est dans ce cadre qu’il faut surtout éviter de tomber dans le piège du Maroc qui croule, depuis quelques années, sous le poids de la surabondance de l’offre qui s’était soldée par une crise de surendettement qui aurait pu faire couler tout le secteur. Par conséquent, le responsable d’Enda a appelé le gouvernement à soupeser les conséquences de ce genre de politique avant de laisser trop d’IMF s’installer sur un marché plutôt limité. Pour couvrir cette demande, les financements nécessaires peuvent aller jusqu’à 4 300 milliards DT (sur trois ans), selon des estimations faites par Enda. Cela est possible à condition que les opérateurs soient pérennes. Enda, par exemple, est refinancée par une dizaine de banques tunisiennes (Amen Bank, BIAT, BH, ATB, STB, BNA, Ettijari, BTK, UBCI, UIB) et quatre institutions financières internationales (la BEI, la SFI, Oikocredit et bientôt l’AFD, la SIDI et la BERD). Mais, selon Cracknell, ni ces bailleurs, ni les investisseurs, ne s’intéresseront à des opérateurs qui dépendent de subventions de manière chronique. Les IMF se doivent d’afficher des performances exemplaires et surtout des taux de remboursement qui leur permettent la pérennité et la croissance. Dans le secteur de la micro finance, les taux de croissance annuels sont de l’ordre de 20 à 70%, voire davantage, ce qui permet aux IMF de toucher un nombre croissant de micro-entrepreneurs exclus des services financiers.
Khadija Taboubi @ africanmanager.com

Les Institutions de microfinance sont-elles efficientes ?

Publication de l’étude Les institutions de microfinance sont-elles efficientes ? Une approche par la méthode Data Envelopment Analysis par Pascal de Lima[1] avec la collaboration de Pauline Gavrilov[2] et de Vincent Lapadu –Hargues[3].
Parmi les très rares recherches consacrées à la mesure de l’efficience des organisations de micro-finances (IMF), l’étude conduite par Pascal de Lima en collaboration avec Pauline Gavrilov et Vincent Lapadu-Hargues se singularise en premier lieu par la réalisation d’un rating relatif dans lequel chacune des IMF est positionnée par rapport aux autres en traçant une frontière optimale et en identifiant à chaque fois les facteurs clés de succès, tant au niveau des inputs que des outputs. Ainsi, composantes économiques et sociales sont intégrées dans un spectre large et relatif.
L’étude qui a porté sur la période 2006-2009 se caractérise par son très large spectre -317 IMF réparties sur les 5 continents-, et analysées au sein de groupes constitués par 13 aires économiques et géographiques distinctes. La plus grande concentration d’IMF étudiées se trouve en Amérique du Sud (116 IMF) et en Asie (88 IMF), tandis que la plus petite se situe en Europe de l’Est (24 IMF).
La mise en œuvre de la méthodologie Data Envelopment Analysis (DEA) - méthodologie déjà certes connue mais très peu appliquée à l’étude des IMF - a permis d’établir un benchmark des IMF, ainsi que le calcul et la détermination des facteurs clés d’amélioration de la productivité. Les traditionnels ratios financiers ont ainsi été dépassés au profit des notions d’input et d’output qui permettent d'inclure la spécificité de l’activité des IMF dans les calculs de leur performance.
Large spectre et méthodologie robuste donnent à l’étude son caractère inédit qui lui permet de répondre avec précision à la problématique du calcul de l’efficience des IMF. Un scoring fiable de l’efficience des 317 IMF étudiés a ainsi été produit.
L’étude a porté sur la période 2006-2009, soit sur une profondeur de 4 années d’observation, d’analyse et de mesure.
On observe une baisse de l’efficience managériale pour l’ensemble des régions. Cependant, cette baisse est accentuée pour les régions d’Afrique de l’Ouest. La crise financière semble avoir accentué l’inefficience managériale des IMF de ces régions et enfonce encore davantage les IMF les plus fragiles. Les Philippines sont également particulièrement inefficientes suivies de « Asia Others ». Les pays d’Europe de l’Est demeurent les plus efficients avec notamment l’Ukraine et la Bulgarie en tête et non les pays du Sud-Est de l’Asie ni d’Amérique Latine qui perdent au classement. Pour l’Amérique latine, il semble d’ailleurs que le Brésil ait supplanté la Bolivie et le Chili pourtant très connus pour l’efficacité sociale de leurs IMF. Dès 2007, « l’Eurasia » concurrence « l’Amérique Latine ».
Les Pays d’Afrique de l’Ouest sont aussi caractérisés par des sauts de volatilité inquiétants mais ne sont pas les plus volatils du globe. En effet, ce sont le Maghreb et le Middle East qui connaissent des volatilités chroniques plus importantes. Ici, afin de stabiliser les pratiques managériales et éviter que le système ne s’effondre au moindre choc interne ou externe, il faudrait appliquer les bonnes pratiques managériales des Pays d’Europe de l’Est : la qualité des agents employés par les IMF en corrélation avec leur niveau de rétribution, la réduction du montant moyen de dépôts par déposant, l’arbitrage entre les coûts de transaction et les charges de personnel. A inputs constants, les facteurs clés de succès coté outputs sont : le montant moyen des crédits par emprunteur et le nombre d’emprunteurs actifs sont suivis de très près par le nombre d’emprunteurs par équipe et, assez surprenant, le nombre de femmes emprunteuses... L’augmentation des agences de microfinance et une meilleure accessibilité financière du crédit afin d’augmenter le volume de crédit et le nombre d’emprunteurs constituent l’ordonnance principale à l’encontre des pays africains.
L’étude apporte un éclairage nouveau sur l’une des questions majeures du développement : la pérennité financière et sociale des institutions de micro-finances.
 
@ www.agoravox.fr

[1] Economiste et enseignant à Sciences-po Paris
[2] Ingénieur-conseil
[3] Ingénieur-conseil