Actualités, analyses et échanges sur la Finance éthique au Maroc et dans le monde.
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lundi 29 août 2011
5 ANS DE L’INDH L’INITIATIVE RÉAJUSTE SES PROGRAMMES
VERS PLUS D’ACTIVITÉS GÉNÉRATRICES DE REVENUSPARTICIPATION AUX FRAIS DE FONCTIONNEMENT
VERS PLUS D’ACTIVITÉS GÉNÉRATRICES DE REVENUS
PARTICIPATION AUX FRAIS DE FONCTIONNEMENT

La deuxième phase de l’INDH nécessitera 17 milliards de DH financés à hauteur de 55,29% par le budget de l’Etat. Pour la première fois, les établissements publics figurent dans le cadrage budgétaire de l’Initiative
Un bilan qui inspire de nombreux ajustements! C’est le constat tiré du dernier rapport d’activité de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH). Les réalisations sont là, l’INDH aura apporté beaucoup d’avancées. Depuis sa mise en place en 2005, le programme a bénéficié à 5,2 millions de personnes dont 40.000 ont trouvé un emploi, 84.000 ont appris à lire et à écrire, 346.000 ont pu être soignés, 800.000 sont allés à l’école dans de bonnes conditions, 656.000 ont vu leur logement raccordé à l’eau et à l’électricité et bénéficié d’une route…
Au total, ce sont 22.000 projets qui ont été initiés en 5 ans avec un budget de 14,1 milliards de DH (voir L’Economiste du 17 août). Aujourd’hui, l’INDH amorse une deuxième phase mais tire aussi des enseignements de la phase-pilote. Plus encore, le contexte de tension sociale que connaît la région et qui n’épargne pas le Maroc doit être pris en considération. Précarité, analphabétisme, baisse du pouvoir d’achat… les maux sont multiples. Pour autant, le Maroc maintient ses ambitions de croissance. «Ce qui est intéressant dans l’INDH, c’est tout d’abord de prendre conscience que ce n’est pas la croissance à elle seule qui résout les problémes», explique Edgar Morin, sociologue. Ainsi, la réflexion autour du développement humain est primordiale. La croissance est certes indispensable, mais elle est insuffisante pour la réduction des inégalités. Afin de porter au mieux les ambitions annoncées par l’INDH, l’un des plus grands projets de société mené par le Maroc, il était necessaire de revoir la copie. L’un des fondements de l’INDH a toujours été de s’orienter davantage vers la création d’activités génératrices de revenus (AGR) plutôt que d’accorder des aides, dans la perspective de réduire les dépendances. Pour la période 2005-2010, 3.700 AGR (sur les 22.000 projets soit 16,8%) ont été réalisés et ont concerné des secteurs divers, notamment l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, le tourisme.
. Toutefois, il s’est avéré que pour assurer la pérennité de ces projets, l’INDH devra participer aux frais de fonctionnement des centres. «Au cours de la 2e phase, un plafond de 10% du montant du projet inscrit dans le cadre du programme de lutte contre la précarité sera accordé au fonctionnement des centres d’accueil», annonce Nadira El Guermaï, gouverneur-coordinatrice. Plus encore, «la deuxième phase permettera de passer à la vitesse de croisière en introduisant de nouvelles règles tout en facilitant les procédures de création d’entreprises et d’activités génératrices de revenus», a annoncé Salaheddine Mezouar, ministre de l’Economie et des Finances. Ainsi, la coordination nationale de l’INDH s’attelera à développer les AGR en filière et mettra en place des circuits de commercialisation.
L'Economiste du 23/08/11Au total, ce sont 22.000 projets qui ont été initiés en 5 ans avec un budget de 14,1 milliards de DH (voir L’Economiste du 17 août). Aujourd’hui, l’INDH amorse une deuxième phase mais tire aussi des enseignements de la phase-pilote. Plus encore, le contexte de tension sociale que connaît la région et qui n’épargne pas le Maroc doit être pris en considération. Précarité, analphabétisme, baisse du pouvoir d’achat… les maux sont multiples. Pour autant, le Maroc maintient ses ambitions de croissance. «Ce qui est intéressant dans l’INDH, c’est tout d’abord de prendre conscience que ce n’est pas la croissance à elle seule qui résout les problémes», explique Edgar Morin, sociologue. Ainsi, la réflexion autour du développement humain est primordiale. La croissance est certes indispensable, mais elle est insuffisante pour la réduction des inégalités. Afin de porter au mieux les ambitions annoncées par l’INDH, l’un des plus grands projets de société mené par le Maroc, il était necessaire de revoir la copie. L’un des fondements de l’INDH a toujours été de s’orienter davantage vers la création d’activités génératrices de revenus (AGR) plutôt que d’accorder des aides, dans la perspective de réduire les dépendances. Pour la période 2005-2010, 3.700 AGR (sur les 22.000 projets soit 16,8%) ont été réalisés et ont concerné des secteurs divers, notamment l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, le tourisme.
. Toutefois, il s’est avéré que pour assurer la pérennité de ces projets, l’INDH devra participer aux frais de fonctionnement des centres. «Au cours de la 2e phase, un plafond de 10% du montant du projet inscrit dans le cadre du programme de lutte contre la précarité sera accordé au fonctionnement des centres d’accueil», annonce Nadira El Guermaï, gouverneur-coordinatrice. Plus encore, «la deuxième phase permettera de passer à la vitesse de croisière en introduisant de nouvelles règles tout en facilitant les procédures de création d’entreprises et d’activités génératrices de revenus», a annoncé Salaheddine Mezouar, ministre de l’Economie et des Finances. Ainsi, la coordination nationale de l’INDH s’attelera à développer les AGR en filière et mettra en place des circuits de commercialisation.
vendredi 19 août 2011
Le Burkina va prendre des mesures de défiscalisation pour appuyer ses institutions de microfinance
Le gouvernement burkinabè s’est engagé à prendre des mesures pour défiscaliser, avant la fin 2011, le matériel informatique et les logiciels en vue d’appuyer les institutions de microfinance, a appris APA jeudi auprès du ministère de l’Economie et des finances.
Selon ledit ministère, les motivations de cette décision sont liées aux performances réalisées par le secteur et la volonté d’accompagner son dynamisme.
Les statistiques du secteur de la microfinance à fin décembre 2010 font ressortir une épargne mobilisée de 85 milliards de francs CFA contre 71 milliards de francs CFA à fin décembre 2009, soit un accroissement de 18,6%.
Quant à l’encours de crédit il est de 80 milliards de francs CFA contre 67 milliards de francs CFA à fin décembre 2009, soit une hausse de 18,08% tandis que le nombre de bénéficiaires directs des prestations des services financiers décentralisés (SFD) est de 1.184.992 contre 1.109.931 à fin décembre 2009.
Le montant des créances en souffrance s’élevait à 3,7 milliards de francs CFA à fin 2010 contre 2,9 milliards de francs CFA en 2009, soit un accroissement de 29,6% traduisant une détérioration de la qualité du portefeuille au cours de l’année 2010.
Le gouvernement a par ailleurs relevé qu’au titre des difficultés, le secteur enregistre des problèmes liés à la gestion des impayés.
Les procédures de constitution et de réalisation des garanties édictées par les actes uniformes de l’Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) sont assez contraignantes pour les SFD et nécessitent une adaptation aux réalités du secteur de la finance décentralisée.
Aussi, s’est-il engagé à apporter un soutien plus accru à un secteur en pleine croissance et reconnu comme étant un levier important dans la politique de réduction de la pauvreté.
Afrique Avenir 19/08/2011
Selon ledit ministère, les motivations de cette décision sont liées aux performances réalisées par le secteur et la volonté d’accompagner son dynamisme.
Les statistiques du secteur de la microfinance à fin décembre 2010 font ressortir une épargne mobilisée de 85 milliards de francs CFA contre 71 milliards de francs CFA à fin décembre 2009, soit un accroissement de 18,6%.
Quant à l’encours de crédit il est de 80 milliards de francs CFA contre 67 milliards de francs CFA à fin décembre 2009, soit une hausse de 18,08% tandis que le nombre de bénéficiaires directs des prestations des services financiers décentralisés (SFD) est de 1.184.992 contre 1.109.931 à fin décembre 2009.
Le montant des créances en souffrance s’élevait à 3,7 milliards de francs CFA à fin 2010 contre 2,9 milliards de francs CFA en 2009, soit un accroissement de 29,6% traduisant une détérioration de la qualité du portefeuille au cours de l’année 2010.
Le gouvernement a par ailleurs relevé qu’au titre des difficultés, le secteur enregistre des problèmes liés à la gestion des impayés.
Les procédures de constitution et de réalisation des garanties édictées par les actes uniformes de l’Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) sont assez contraignantes pour les SFD et nécessitent une adaptation aux réalités du secteur de la finance décentralisée.
Aussi, s’est-il engagé à apporter un soutien plus accru à un secteur en pleine croissance et reconnu comme étant un levier important dans la politique de réduction de la pauvreté.
Afrique Avenir 19/08/2011
jeudi 18 août 2011
M-PESA reaching 14 million users, revenue grew 56% in FY11
Microfinance Focus, August 16, 2011: Safaricom mobile money transfer service ‘M-PESA’ has reported a growth of 56 percent in its revenue according to the company’s annual report for the year ended 31st march 2011. Safaricom earned around $130 million in revenue from M-PESA in Kenya.
As at March 2011, there were close to 14 million Safaricom subscribers actively using the M-PESA service, supported by a nationwide agent network of over 24,000 outlets.
M-PESA has extended its International Money Transfer services in partnership with Western Union which allows users across 46 countries worldwide to send money directly to M-PESA accounts.
Through the launch of the M-PESA Safari Card in association with Visa International, it has funded extended its reach giving customers the opportunity to access the service in up to 28 million merchant outlets across the world
At the 2010 Mobile Money Transfer Awards, M-PESA was awarded with three awards – ‘Most inventive Marketing Campaign’, for ‘Achievement in Financial Inclusion’ and ‘Outstanding Personal Contribution to Mobile Money Development’.
M-PESA has evolved into a major financial tool, at both the corporate and individual level with over 600 Pay Bill partners. Over one million people now use M-PESA to pay their monthly bills through the Pay Bill function. The same trend has been repeated at a smallscale level with M-PESA becoming the prime business tool for small businesses.
mercredi 17 août 2011
Bientôt une loi régissant la micro-finance en RDC
Selon la loi, la micro-finance peut devenir l'un des leviers du développement et de la lutte contre la pauvreté en contribuant, entre autres, à l'amélioration du cadre macroéconomique. Cela à travers la baisse du taux de thésaurisation de la monnaie; l'accès au système d'épargne et de crédit par les couches sociales les plus pauvres.
La loi va également permettre la déconcentration et l'extension géographique ainsi que le drainage de la quasi-totalité de la monnaie dans le circuit bancaire. Avec l’organisation de la micro-finance, le PIB va augmenter et il y aura aussi l'accroissement et la diversification des investissements sur l'ensemble du pays à la faveur du crédit qui deviendra plus accessible à tous, sans oublier la maîtrise et le raffermissement du taux de change de la monnaie nationale.
Parmi les opérations que les Institutions de micro-finance vont exercer figure la collecte de l'épargne, l'octroi des microcrédits. Les conditions des opérations spécifiques seront définies par la Banque centrale du Congo (BCC). Il s'agit des opérations de crédit-bail ou toute autre activité ou opération autorisée par la BCC. Il reviendra également à l'Institut d'émission de fixer le capital minimum des Institutions de microcrédit. Ce capital souscrit est intégralement libéré à la constitution de l'Institution de microcrédit.
La proposition de loi sous examen au Sénat entre dans le cadre de la réforme du secteur de la micro-finance initiée en RDC depuis 2000. Cette réforme vise notamment la mise en place d'un cadre légal spécifique suffisamment clair, flexible, innovant et structurel. C'est ce cadre qui va permettre le développement, la professionnalisation et l'assainissement du secteur de la micro-finance d'une part, et, d'autre part, favoriser la bancarisation de masses. Ce, dans la perspective de la mise en place d'un système financier inclusif opérant, à terme, en temps réel.
L'environnement économique de la RDC ne permet pas aux ménages à faibles revenus, aux petites et aux moyennes entreprises ou industries d’avoir un accès conséquent aux services financier de base. « Pourtant, révèle la proposition de loi , il s'avère qu'à travers le monde, les services financiers d'épargne et/ou de crédit au bénéfice des populations vulnérables ont permis à ces dernières de franchir les barrières de l'exclusion et d'améliorer de manière significative leur qualité de vie et d'inciter le pays au développement ».
Cette proposition est en examen en deuxième lecture à la Chambre haute. Elle a déjà été adoptée par la Chambre basse. Après l’approbation, hier, du rapport de la commission, c'est à la prochaine plénière que les sénateurs vont procéder au vote article par article.
http://www.mediacongo.net
Enquête « Peaux de banane » sur la microfinance 2011
Enquête « Peaux de banane »
sur la microfinance 2011
(Le rang pour 2009 est indiqué entre parenthèses)
Risques les plus prononcés Risques en plus forte augmentation
1 Risque lié au crédit (1) 1 Concurrence (3)
2 Réputation (17) 2 Risque lié au crédit (1)
3 Concurrence (9) 3 Réputation (11)
4 Gouvernance des institutions (7) 4 Ingérence politique (7)
5 Ingérence politique (10) 5 Écart par rapport à la mission (13)
6 Réglementation inappropriée (13) 6 Stratégie (-)
7 Compétence des dirigeants (4) 7 Personnel (20)
8 Personnel (14) 8 Attentes irréalistes (17)
9 Écart par rapport à la mission (19) 9 Rentabilité (9)
10 Attentes irréalistes (18) 10 Réglementation inappropriée (22)
11 Gestion de la technologie (15) 11 Gouvernance des institutions (12)
12 Rentabilité (12) 12 Compétence des dirigeants (18)
13 Opérations de back office (22) 13 Actionnariat (16)
14 Transparence (16) 14 Liquidité (5)
15 Stratégie (-) 15 Dév de nouveaux produits (24)
16 Liquidité (2) 16 Tendances macroéconomiques (2)
17 Tendances macroéconomiques (3) 17 Gestion de la technologie (23)
18 Fraude (20) 18 Taux d’intérêt (10)
19 Développement de nouveaux produits (24) 19 Fraude (14)
20 Actionnariat (17) 20 Transparence (21)
21 Taux d’intérêt (11) 21 Opérations de back office (19)
22 Excès de financement (25) 22 Excès de financement (25)
23 Insuffisance du financement (6) 23 Insuffisance du financement (6)
24 Risque de change (8) 24 Risque de change (8)
Symbiotics NewsWatch #172, 16 August 2011
| Aug. 13 | Pakistan: Microfinance Banks Deposits Fall by 13.9pc The deposits of Microfinance Banks (MFBs) fell by 13.9 percent Quarter on Quarter (QoQ) to Rs8.9 billion in the Jan-Mar quarter from Rs10.338 billion in the previous quarter, said State Bank of Pakistan’s (SBP) quarterly report on Microfinance. Source: The News |
| Aug. 11 | Brazil’s Central Bank Calls for Changes to Boost Financial Inclusion Brazil is progressing towards financial inclusion, but can go further, says the Central Bank of Brazil. The bank calls for improvements in governance, transparency, regulation, credit, technology, distribution channels, and product diversification. Source: Center for Financial Inclusion |
| Aug. 10 | Survey: Russian Microfinance Market Keeps Growing The first quarter of 2011 witnessed improvements in nearly all primary financial indicators of non-banking microfinance institutions, which implies the end of the market’s post-crisis recovery and the formation of a long-term growth trend. Source: Bnaki.ru |
| Aug. 09 | Rising Portfolio Risk for Microfinance Institutions Caught in Arab Spring According to the findings of a survey done by the Arab Microfinance Network - Sanabel, microfinance institutions in Tunisia, Egypt, and Yemen have experienced serious challenges in operations as a result of the Arab revolution. Source: Microfinance Focus |
| Aug. 09 | India: SKS Microfinance to Scale Up Non-Core Business SKS Microfinance Ltd is scaling up its non-core business as part of its focus on revenue diversification. Source: The Hindu Business Line |
Key highlights of the Symbiotics 2011 MIV Survey:
- MIV assets record their lowest growth rate since 2007
- South Asia and Sub-Saharan Africa enjoy the highest investment growth
- Equity Funds are the fastest growing fund segment
- Fixed Income Funds have below historical average returns
jeudi 11 août 2011
L'Allemagne lance avec l'UE un fonds de micro-crédit pour le monde arabe
L'Allemagne et l'Union européenne ont annoncé jeudi le lancement d'un fonds de micro-crédit destiné à soutenir les économies du monde arabe fragilisées par les crises politiques.
Le fonds SANAD, qui signifie "aide" en arabe, est doté d'un volume de 30 millions d'euros, dont 20 millions ont été fournis par l'Allemagne et 10 millions par l'Union européenne. D'autres investisseurs privés ou semi-privés "devraient suivre d'ici la fin de l'année", selon un communiqué.
Il doit servir à "permettre à des petites et moyennes entreprises d'accéder à des crédits", via leurs banques locales qui pourront puiser leur financement dans ce fonds, ajoute le communiqué.
L'Egypte, la Jordanie, le Liban, la Tunisie, le Maroc et les territoires palestiniens devraient prochainement profiter de ces micro-crédits.
L'Allemagne a déjà lancé deux autres fonds depuis le début de l'année consacrés au monde arabe, l'un pour soutenir la création d'institutions démocratiques dans la région et l'autre pour développer l'éducation.
Le fonds SANAD, qui signifie "aide" en arabe, est doté d'un volume de 30 millions d'euros, dont 20 millions ont été fournis par l'Allemagne et 10 millions par l'Union européenne. D'autres investisseurs privés ou semi-privés "devraient suivre d'ici la fin de l'année", selon un communiqué.
Il doit servir à "permettre à des petites et moyennes entreprises d'accéder à des crédits", via leurs banques locales qui pourront puiser leur financement dans ce fonds, ajoute le communiqué.
L'Egypte, la Jordanie, le Liban, la Tunisie, le Maroc et les territoires palestiniens devraient prochainement profiter de ces micro-crédits.
L'Allemagne a déjà lancé deux autres fonds depuis le début de l'année consacrés au monde arabe, l'un pour soutenir la création d'institutions démocratiques dans la région et l'autre pour développer l'éducation.
La « catastrophe » de 2011 : une grave crise de l'endettement. article ecrit en 2007 !!
Patrick ARTUS évoque un scénario noir pour l’avenir proche. Dans 4 ans, en 2011, le monde pourrait connaître une crise profonde de l’endettement. Ce scénario n’est pas très optimiste, c’est le moins que l’on puisse dire. Pour autant, attirer l’attention sur le fait que ce type de figure de l’avenir pourrait se réaliser, peut nous conduire à l’éviter. Ce n’est pas en fermant les yeux aux figures du possible, aussi pessimistes soient elles, qu’on peut choisir de construire une autre « histoire » de l’avenir. Patrick ARTUS ne nous invite pas à l’inaction, il semble plutôt combiner « le pessimisme de la raison et l’optimisme de la volonté ».
Les composantes de « La « catastrophe » de 2011 »
Pour l’auteur, en résumé, « La « catastrophe » de 2011 a les composantes suivantes :
- progressivement, dans quelques années, l’effet inflationniste qui vient de la hausse des prix des matières premières va l’emporter sur les autres effets désinflationnistes de la globalisation ;
- les banques centrales réagiront à ces pressions inflationnistes, à la différence de ce qui s’était passé dans les années 1970, et il y aura donc une hausse des taux d’intérêt réels (que n’anticipent pas encore les marchés) avec des politiques monétaires plus restrictives ;
- il y aura donc crise grave de l’endettement (la « catastrophe de 2011 »), puisque les taux d’endettement sont devenus très élevés dans la période où la globalisation était désinflationniste, et où les taux d’intérêt étaient bas, et seront incompatibles avec les taux d’intérêt réels qui apparaîtront dans le futur (admettons qu’il s’agit de 2011). »
NATIXIS, Patrick ARTUS, Flash Economie, n°376 du 10 octobre 2007
Autrement dit, selon Patrick ARTUS, en 2011 ( ?), les menaces inflationnistes vont se manifester pleinement. En effet, au cours des années 1990, les taux d’endettement se sont nettement accrus, en raison de la faiblesse persistante des taux d’intérêt réels liée à un processus de ralentissement de l’inflation (désinflation) qui trouverait son origine dans le processus de globalisation.
En 2011, les facteurs inflationnistes de la globalisation (hausses des prix des matières premières liée à la croissance de la demande mondiale) vont dominer les facteurs désinflationnistes. Les banques centrales vont réagir à la nouvelle situation inflationniste en pilotant des politiques monétaires très restrictives qui consistent à augmenter fortement les taux d’intérêts nominaux, une hausse supérieure à celle de l’inflation. Les taux d’intérêt réels vont donc augmenter. Ipso facto, la croissance des réserves de change et des liquidités mondiales va ralentir, d’autant plus que la flexibilité croissante des taux de change de la Chine et des pays émergents va accentuer ce mouvement. La forte hausse des taux d’intérêt réels permettra de contenir l’inflation. Donc, contrairement à ce qu’on avait pu observer au cours des années 1970, les taux d’intérêt réels négatifs dus à la hausse des prix de l’énergie avaient conduit à un désendettement, on assisterait cette fois à un alourdissement des taux d’endettement hérités de la période de taux d’intérêt réels faibles. Cette hausse durable des taux d’intérêts réels combinée à un alourdissement de la charge des intérêts de la dette et des taux d’endettement, pourrait se traduire par une crise économique réelle et financière sévère.
Comment expliquer ce scénario catastrophe ?
La globalisation, si elle fut d’abord désinflationniste, deviendrait de plus en plusinflationniste. En effet, dans les grands pays de l’OCDE comme les Etats-Unis, la zone euro et le Japon, la globalisation influence l’inflation par plusieurs canaux.
Il y a d’abord « la compression des salaires, qui augmentent moins vite que la productivité en raison des délocalisations, des pertes d’emplois industriels, de la nature des emplois crées (emplois peu protégés dans les services). »
Ainsi, « aux Etats-Unis, depuis 2006, les gains de productivité sont sous-estimés (de près de 1 point par an) par l’absence de mesure correcte des pertes d’emplois dans la construction. Ce premier effet est naturellement désinflationniste. »
De même, « la hausse des coûts salariaux unitaires et des prix dans les pays émergents, est naturellement inflationniste, mais est de faible ampleur, en raison du bas niveau de ces coûts, des migrations internes dans les pays émergents qui réduisent les hausses de salaires. »
Ensuite, on trouve, « la hausse de la part de marché des pays émergents dans le commerce mondial et dans la demande intérieure des grands pays de l’OCDE, qui estnettement désinflationniste avec le bas niveau des prix de ces produits. »
Il y a aussi, « la dépréciation des monnaies des grands pays de l’OCDE vis-à-vis des monnaies des émergents, qui est inflationniste. Ceci vaut pour le dollar et le yen, maispas pour l’euro qui est stable vis-à-vis des monnaies des émergents. »
Enfin, « la hausse des prix des matières premières, qui est naturellementinflationniste, et est due à la rapidité de la croissance mondiale, en particulier dans les émergents. » NATIXIS, Patrick ARTUS, Flash Economie, n°376 du 10 octobre 2007
La globalisation a initialement été désinflationniste
et l’est encore aujourd’hui.
« L’effet initial essentiel de la globalisation est de faire apparaître un énorme choc favorable d’offre avec l’ouverture des échanges avec les pays émergents qui disposent d’une population en âge de travailler considérable et d’une épargne très élevée. S’il y a choc favorable d’offre, il y a désinflation. ». »
« Mais la globalisation a aussi fortement accru la demande pour les matières premières, comme le montre l’exemple de la Chine, d’où un accroissement de l’effet de rareté pour les matières premières, et une hausse de leurs prix. »
NATIXIS, Patrick ARTUS, Flash Economie, n°376 du 10 octobre 2007
Le choc de 2011
« Les calculs montrent que dans quelques années (nous suggérons la date de 2011 ?),les effets inflationnistes de la globalisation (hausse des coûts de production dans les pays émergents, appréciation des devises des économies émergentes, hausse de prix des matières premières) l’emporteront sur ses effets désinflationnistes (compression des salaires, hausse de la part de marché des produits des émergents). » NATIXIS, Patrick ARTUS, Flash Economie, n°376 du 10 octobre 2007
Tensions inflationnistes, banques centrales
et hausse des taux d’intérêts réels.
La réaction des banques centrales à ses pressions inflationnistes pourrait se traduire par une hausse des taux d’intérêt réels
« Pressions inflationnistes venant de la globalisation ne veut pas dire inflation, si les banques centrales réagissent à ces pressions. Lors des chocs pétroliers des années 1970, les taux d’intérêt réels sont devenus négatifs de 1974 à 1977 aux Etats-Unis, en 1975-76 en Allemagne, de 1974 à 1980 en France et de 1973 à 1977 au Japon. »
NATIXIS, Patrick ARTUS, Flash Economie, n°376 du 10 octobre 2007
« Aujourd’hui, compte tenu de leur mandat, il est très probable que les banques centrales résisteraient à ces pressions inflationnistes venues surtout de la hausse des prix des matières premières. Ceci implique que la Réserve Fédérale, compte tenu de l’effet inflationniste durable des prix des matières premières, repasserait à un objectif d’inflation totale et non d’inflation sous-jacente. On a bien vu, aux Etats-Unis et dans la zone euro, les réactions fortes des taux directeurs des banques au risque inflationniste en 1999-2000 puis en 2005-2006. »
NATIXIS, Patrick ARTUS, Flash Economie, n°376 du 10 octobre 2007
Patrick ARTUS en déduit donc que « des poussées inflationnistes dues aux prix des matières premières (à partir de 2011 ?) conduiraient», non pas à une hausse de l’inflation, qui serait combattue, « mais à une hausse des taux d’intérêt réels (et nominaux, mais pas par la composante inflation). »
Les marchés n’anticipent pas cette situation inflationniste future
« Certes, les courbes d’inflation de point mort sont très plates, mais les courbes des taux d’intérêt nominaux sont aussi très plates (aux Etats-Unis et dans la zone euro, pas au Japon, ce qui est incompatible avec la réaction des banques centrales aux pressions inflationnistes décrites plus haut. On doit donc s’attendre, dans le futur, à une hausse durable (donc valable pour toutes les maturités de taux d’intérêt) des taux d’intérêt réels (ce que ne montrent pas encore aujourd’hui les taux d’intérêt réels à terme). »
NATIXIS, Patrick ARTUS, Flash Economie, n°376 du 10 octobre 2007
Une hausse (à partir de 2011 ?) qui va affecter
des agents économiques
ayant des taux d’endettement très élevés
La hausse des taux d’endettement pendant la période de taux d’intérêt réels bas.
« On a observé depuis le milieu des années 1990 une forte hausse du taux d’endettement du secteur privé (surtout les entreprises à la fin des années 1990, surtout les ménages dans les années 2000, aux Etats-Unis, dans la zone euro hors Allemagne. L’Allemagne et le Japon sont dans une situation particulière puisqu’il y a désendettement du secteur privé, en Allemagne après la réunification, au Japon après la crise patrimoniale du début des années 1990. On observe aussi une hausse du taux d’endettement public, au Japon, et, dans tous les pays, une hausse du taux d’endettement global. »
NATIXIS, Patrick ARTUS, Flash Economie, n°376 du 10 octobre 2007
On retrouve ici l’idée, défendue par Patrick ARTUS et présentée à plusieurs reprises sur ce blog, selon laquelle une politique monétaire excessivement et durablement accommodante a évidemment stimulé, par le bas niveau des taux d’intérêt réels qu’elle a permis, un endettement croissant des agents économiques. De surcroît, l’abondance de la liquidité mondiale, résultant essentiellement de l’accumulation de réserves de change par les économies émergentes et les pays exportateurs de matières premières a renforcé ce mouvement à la baisse des taux d’intérêts. Ce qui à terme est potentiellement inflationniste, puisqu’on se situe dans le cadre de l’hypothèse selon laquelle nous en sommes en situation d’excès de liquidité et non d’excès d’épargne. Dans le premier cas, une hausse des taux d’intérêts s’impose, alors que dans le second cas, c’et une baisse des taux d’intérêt qui doit être appliquée.
Donc, excès d’épargne ou excès de liquidité ? Politique monétaire restrictive ou politique monétaire expansionniste ?
La suite de l’histoire très bientôt….
mercredi 10 août 2011
Greathouse Wins Global Women’s Leadership Award WOCCU Haiti Program Head Honored for Achievements under Duress
The annual award honors outstanding achievements in support of credit union development, particularly as it relates to worldwide credit union women's leadership development. Greathouse had directed WOCCU's Haiti development program for just seven months before a devastating earthquake struck the Caribbean island nation in January 2010, taking more than 330,000 lives and rendering more than 1 million people homeless. The program lost it headquarters building, but all staff members survived the earthquake and immediately set about rebuilding Haiti's credit union movement.
"Greta exemplifies the leadership that we all aspire to," said Brian Branch, WOCCU's newly named president and CEO. "When the earthquake happened and most expats left the country, Greta stayed. She took care of her staff and let them find their families, then had them report back to work. Credit unions were back up and operating out of tents days after the disaster, well before other financial institutions."
Significant progress has been made in the Haiti program since the earthquake, with HIFIVE this year taking over administration of a US$10 million grant from the Bill & Melinda Gates Foundation to develop cell phone financial transaction capabilities for Haiti's residents. The country's caisse populaires, or credit unions, that were damaged in the earthquake also have begun rebuilding thanks to the more than US$1.2 million raised by the Worldwide Foundation for Credit Unions from members of the global credit union movement.
"Great leaders inspire others to act," said Susan Mitchell, GWLN chair and chief executive officer of credit union consulting firm Mitchell, Stankovic & Associates in Boulder City, Nev., USA. "Greta inspired members of the Global Women's Leadership Network and the people of Haiti with her determination and commitment in never allowing the credit union to be cut off from its members. She knew it was a lifeline for the community. In dire circumstances Greta demonstrated great leadership, and I was proud we had an opportunity to recognize her!"
Greathouse accepted the award at a special reception following GWLN Forum held prior to the conference. In her remarks, she recognized the contribution of her staff in rebuilding Haiti's credit unions.
"I am delighted to accept this award from WOCCU and the Global Women's Leadership Network," Greathouse said. "My work to help to stabilize and to rebuild the HIFIVE project and the credit union sector in the difficult days following the earthquake was a team effort. I share this award with my great team in Haiti and with the people of Haiti whose perseverance and dignity are an inspiration to me each day."
Last year, the organization's inaugural award was presented to Stan Hollen, president and CEO of CO-OP Financial Services, for his support of GWLN and the global credit union movement.
Symbiotics NewsWatch #171, 9 August 2011
| Aug. 09 | Citi forms microfinance partnership in Indonesia |
| | Citi, Opic and Bank Danamon announce the closing of a $20 million term loan fund for a microfinance programme. |
| | Source: Finance Asia |
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| Aug. 09 | India: BSFL to get Rs. 800 cr funding from investors |
| | Five equity investors will increase their combined stake in the microfinance institution to 58% from 43% |
| | Source: Livemint |
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| Aug. 08 | Philippines: Rural Banks Prepare for Entry of Foreign Investors |
| | The rural banking industry is preparing for the possible entry of foreign investors once the proposed bill of Leyte Rep. Sergio Apostol that would allow foreigners to buy a 40 percent stake in rural banks is passed into law. |
| | Source: PhilStar |
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| Aug. 05 | Microloans give Maghreb youth economic boost |
| | With a high rate of unemployment across the Maghreb, young people are looking for ways to take their economic future into their own hands. Small, affordable loans, or "microcredits", give them their start. |
| | Source: Magharebia |
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| Aug. 03 | Advans SA signs grant agreements with AFD and OeEB |
| | Advans SA, the international venture capital company specialised in microfinance, is pleased to announce the signature of grant agreements with two renowned development finance institutions. |
| | Source: Advans Group |
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| Aug. 03 | India: New rule may bring back private equity to MFI |
| | A clarity in the microfinance institution (MFI) with a new Bill in place appears to have paved the way for return of private equity (PE) in the sector, almost after a year. Over the next six months, the sector is set to absorb as much as Rs 600 crore of PE investments, according to deal makers. |
| | Source: Business Standard |
mardi 9 août 2011
Conférences
1. La 5ème Conférence Africaine de MICROINANCE «l’avenir de la finance inclusive en Afrique» 19 - 22 Septembre, 2011 - Addis Abeba, UNECA, Éthiopie.
Cette conférence est une initiative africaine conjointe entre de nombreuses organisations et individus, dirigée par l’Association des Institutions de Microfinance éthiopiennes (AEMFI) en collaboration avec MAIN et sous les auspices de la Banque nationale d’Ethiopie (NBE), représentant le gouvernement de l’Ethiopie.
Le thème de la 5ème Conférence africaine sur la microfinance est «L’avenir de la finance inclusive en Afrique», qui est devenu une question d’actualité. La Finance inclusive implique que tous les clients à tous les niveaux aient accès à la qualité et aux services financiers abordables qui leur permettent de participer convenablement au processus de développement économique.
Cet énorme événement international est conçu dans le but de créer une bonne occasion aux participants pour transmettre leurs idées sur les questions de la finance inclusive. Divers participants de l’Afrique et du reste du monde assisteront à cette conférence.
La conférence s’adresse aux praticiens, décideurs, chercheurs, consultants, universitaires et toute personne intéressée à la microfinance ou fournissant des services bancaires à la population exclue.
Pour les inscriptions et pour plus d’informations, veuillez visiter: http://www.5th-microfinance.com/site.
2. WWB Centre for Microfinance Leadership: le programme “The Women in Leadership” 3 – 7 Octobre, 2011 - Amsterdam, Pays-Bas
Le Programme “The Women in Leadership” livré par Creative Metier, cible les femmes cadres à fort potentiel travaillant dans les IMF, affirmant leur capacité de gestion et considérées pour des postes de senior leadership.
Les candidates éligibles sont des femmes professionnelles motivées à relever les nouveaux défis et opportunités de leadership. Les participantes développent leur propre chemin vers le leadership, détiennent un plan d’action individualisé et offrent leur soutien pour les pairs afin de les aider à atteindre leurs objectifs.
Le cours offre aux femmes leaders une opportunité pour analyser leur impact de leadership et planifier leur propre développement vis-à-vis leur vision et objectif de leadership. Le cours est conçu pour aider les participantes à:
- Accroître leur compréhension des différents modèles de leadership, genre et culture, et les utiliser comme base pour définir leurs propres valeurs et vision de leadership.
- Mieux comprendre leurs styles et préférences individuelles et identifier les comportements qui peuvent les aider à implémenter leur vision de leadership
- Pratiquer l’offre et la réception du Feedback et comment contrôler avec succès les situations difficiles.
- Développer les stratégies et les compétences pour construire et entretenir des relations de soutien et mutuellement stimulantes avec d’autres femmes leaders.
Pour les inscriptions et pour plus d’informations, veuillez visiter: http://leadership.swwb.org/content/women-leadership-program-eastern-europe-and-central-asia
3. La 2ème Conférence internationale sur le développement inclusif du secteur financier islamique «RENFORCER LES SERVICES FINANCIERS POUR LES Micro-Entreprises Régionales» 9 – 11 Octobre 2011 - Khartoum, Soudan
“Sudan Academy for Banking and Financial Sciences –SABFS- (Khartoum)», «Sudan and the Islamic Research and Training Institute [IRTI] – un membre du group de Islamic Development Bank (IsDB), Jeddah, en collaboration avec d’autres institutions partenaires organisent le 2ème Conférence internationale sur le développement inclusif du secteur financier islamique, intitulé «Amélioration les services financiers pour les microentreprises régionales», à partir du 9 , 11 Octobre 2011 au Sudan Academy for Banking and Financial Sciences, au Soudan.
Le but de cette conférence est d’analyser les défis auxquels fait face le développement des micro-entreprises à cause de non-disponibilité de l’IFS et d’étudier les voies et moyens pour développer l’IFS et les infrastructures connexes, en vue d’améliorer l’accès des microentreprises aux services financiers.
Pour plus d’information, visitez: http://www.irti.org/irj/portal/anonymous?guest_user=irti_en
4. Le Sommet Mondial du Microcrédit 2011 14-17 Novembre 2011 - Valladolid, Espagne
Rejoignez Sa Majesté la Reine Sofia d’Espagne, le lauréat du prix Nobel de la Paix Muhammad Yunus, Sir Fazle Abed du BRAC, et plus de 2.000 délégués de plus de 100 pays lors du Sommet Mondial du Microcrédit 2011.
Lors de ce 15ème Sommet organisé par la Campagne du Sommet du Microcrédit, les délégués auront l’occasion de participer à six sessions plénières, plus de 50 ateliers, plus de 30 sessions associées, ainsi qu’à divers cours intensifs et autres évènements.
Par ailleurs, le Sommet offrira aux délégués l’occasion de participer à des visites de terrain auprès d’institutions de microfinance du monde entier au cours des journées précédant le Sommet. Ce sera l’occasion pour eux d’observer le travail des IMF et de s’en inspirer pour jouer un plus grand rôle dans leur propre contexte.
Pour s’inscrire et en savoir plus, visitez: http://www.globalmicrocreditsummit2011.org/registration-information4.html
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Algérie: Microcrédit - Des avantages fiscaux pour alléger les charges financières des jeunes promoteurs
Des avantages fiscaux vont être accordés aux jeunes promoteurs pour alléger les charges financières qui s’imposent à eux au moment de la réalisation de leur projet d’activité dans le cadre du dispositif de l’Agence nationale de gestion du micro-crédit (ANGEM), a-t-on appris auprès de cette Agence.
« En vertu de la loi de finances complémentaire 2011 publiée au Journal officiel N°40 du 20 juillet 2011, des avantages fiscaux sont accordés aux jeunes promoteurs de micro-crédit, dans le but d’alléger leurs charges financières dans la réalisation de leurs projets d’activités », a indiqué M. Mourad Oubbad, chargé de la communication et de la coopération à l’ANGEM.
Il s’agit d’une exonération totale de l’impôt sur le revenu global (IRG) pendant une période de trois ans à compter de la date de mise en exploitation des activités ou projets créés par les jeunes promoteurs dans le cadre du dispositif ANGEM. Les activités exercées par les jeunes promoteurs dans le cadre du dispositif du micro-crédit bénéficient également d’une exonération totale de l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) pendant une période de trois années, à compter de la date de mise en exploitation. M. Oubbad a fait savoir que si les activités se trouvent dans une zone à promouvoir (Sud, Hauts Plateaux), la période d’exonération est portée à six années à partir de la date de mise en exploitation. Cette période d’exonération est encore prorogée de deux (2) années lorsque les promoteurs d’investissements s’engagent à recruter au moins trois employés pour une durée indéterminée, a-t-il révélé. On note également une exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties, les constructions et additions de construction servant aux activités exercées par les jeunes promoteurs du micro-crédit, pour une durée de trois ans à compter de la date de réalisation. Le même responsable a indiqué que, là aussi, la durée d’exonération est portée à six années lorsque ces constructions et additions de constructions sont implantées dans des zones à promouvoir (Sud et Hauts Plateaux).
« Les acquisitions immobilières effectuées par les jeunes promoteurs dans le cadre du micro-crédit sont exemptées du droit de mutation, en vue de la création d’activités industrielles », a-t-il encore ajouté. Les avantages fiscaux impliquent également que les actes portant construction de sociétés créées par les jeunes promoteurs de projets d’activités dans le cadre du micro-crédit sont exonérés de tous droits d’enregistrement. Par ailleurs, ces jeunes promoteurs bénéficient d’un abattement d’impôt sur le revenu global ou l’impôt sur les bénéfices des sociétés, selon le cas, ainsi que sur la taxe sur l’activité professionnelle, dus à l’issue de la période des exonérations, pendant les trois premières années d’imposition.
Il s’agit d’un abattement de 70% pour la première année d’imposition, d’un abattement de 50% pour la 2e année et d’un abattement de 25% pour la 3e année d’imposition. « Les droits de douane relatifs aux équipements importés entrant directement dans la réalisation de l’investissement de création, lorsqu’elle est effectuée par des entreprises exerçant des activités réalisées par les jeunes promoteurs dans le cadre du micro-crédit, sont déterminés par l’application d’un taux de 5% », a-t-il souligné. Les véhicules de tourisme ne sont concernés par cette dernière disposition que lorsqu’ils représentent l’outil principal de l’activité.
vendredi 5 août 2011
Al Barid Bank gagne un million de clients et 3 milliards de dépôt en une année d'exploitation
Elle compte 5 millions de clients dont un million de détenteurs d'une carte bancaire. Les frais de tenue de compte sont fixés à 5 DH de frais par mois.
En deux années d’existence mais seulement une année pleine d’exploitation, Al Barid Bank s’est pleinement intégrée au paysage bancaire national. Pourtant, le projet avait été accueilli avec beaucoup de scepticisme, même au niveau du ministère de l’économie et des finances. On se demandait comment on pouvait lancer une banque par ces temps de crise, d’autant que la nouvelle structure devait concilier deux contraintes diamétralement opposée : assurer un service public à l’adresse d’une clientèle au pouvoir d’achat réduit et être rentable, tout en respectant les règles de transparence et de bonne gouvernance. Le pari a été tenu puisque Al Barid Bank a augmenté ses dépôts de 3 milliards de DH (36 milliards contre 33 milliards à ses débuts). Le secret tient en une agressivité commerciale en allant là où les autres banques s’aventurent très peu, mais aussi en fixant des frais de tenue de compte à 5 DH par mois.
Au départ, le marché potentiel était constitué de 4 millions de clients détenteurs de compte-chèques postaux et de livret d’épargne. Mais, explique Redouane Najm-Eddine, président du directoire de la banque postale, il fallait réussir à les faire migrer d’un modèle vers un autre, tout en cherchant à attirer la clientèle traditionnelle des banques modernes avec des produits que la nouvelle banque ne pouvait mettre en place que progressivement.
Aujourd’hui, le nombre de clients (comptes chèques et caisse d’épargne nationale) est de 5 millions. Et dès les six premiers mois (juin à décembre 2010), 450 000 nouveaux clients avait été recrutés. Cela a été rendu possible par une offensive sur plusieurs fronts qui se rejoignent plus ou moins : étoffer le nombre d’agences (aujourd’hui 1 800 agences, cash points et agences mobiles), attaquer au niveau de la monétique (le nombre de guichets est de 600, avec un million de clients disposant d’une carte monétique) et lancer de nouveaux produits. La banque propose depuis juin dernier du crédit immobilier et à la consommation en partenariat avec la Sofac où elle est actionnaire de référence. Cela veut dire que le client monte le dossier à la banque qui prend en charge l’opération en la dirigeant vers son partenaire commercial.
En fait, la banque postale, qui exclut de son champ d’action le crédit à l’entreprise, se donne pour mission de chercher une clientèle souvent doublement isolée, géographiquement et qui ne trouve pas son compte dans les réseaux existants.
2011-08-03
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